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Gilets jaunes: ouverture d'une enquête après les appels aux suicides de policiers

Lors de la 23e journée de mobilisation des gilets jaunes, certains manifestants avaient crié "Suicidez-vous!" à des policiers, sur la place de la République, à Paris.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour "outrage à personne dépositaire de l'autorité publique commis en réunion" à la suite des "Suicidez-vous!" lancés à des policiers samedi 20 avril, lors de la 23e journée de manifestation des gilets jaunes. L'enquête a été confiée à la sûreté territoriale de Paris, a annoncé le parquet, confirmant une information de RTL.

Selon une information obtenue par notre antenne, le syndicat SGP Police a décidé de se constituer partie civile.

À plusieurs reprises dans le cortège parisien des gilets jaunes, des manifestants ont crié "Suicidez-vous, suicidez-vous" aux forces de l'ordre, alors que la police est touchée par une vague de suicides sans précédent depuis le début de l'année.

Les politiques et syndicats de police s'indignent

De nombreuses personnalités politiques se sont dites indignées par ces propos tenus aux policiers par certains participants à la mobilisation. "Honte à ceux qui se sont livrés à une telle ignominie !", a notamment tweeté le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.

Des slogans également vivement condamnés par les syndicats de policiers.

"On atteint le paroxysme de la haine. Ces propos sont intolérables et inacceptables", a déclaré à l'AFP Frédéric Lagache, délégué général du syndicat Alliance, premier syndicat chez les gardiens de la paix. "C'est une insulte aux policiers décédés, à leurs familles et à toute l'institution", a-t-il ajouté, appelant à identifier les responsables.

Le syndicat Unité SGP Police a, lui, dénoncé une "ignominie" et un "scandale" tandis qu'Alternative Police CFDT a appelé les autorités à mettre un terme à cette "déferlante haineuse anti-flic".

27.900 participants à la 23e journée de mobilisation

Le 23e samedi de manifestation des gilets jaunes, mobilisés depuis cinq mois en France pour plus de pouvoir d'achat et de démocratie directe, a été marqué par de nouvelles violences à Paris, avant les réponses attendues jeudi d'Emmanuel Macron à la crise.

Au total, 220 personnes ont été placées en garde à vue dans la capitale en marge de cette mobilisation. Quelque 27.900 personnes ont défilé en France, dont 9000 à Paris, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur qui font apparaître un fléchissement de la mobilisation mais qui sont régulièrement contestés par les gilets jaunes.

Mélanie Vecchio avec Juliette Mitoyen