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Gilets jaunes à Paris: ce que les autorités ont trouvé dans les voitures de casseurs présumés

Plusieurs centaines de personnes ont été interpellées de façon préventive, suspectées de vouloir commettre des exactions.

Plusieurs centaines de personnes ont été interpellées de façon préventive, suspectées de vouloir commettre des exactions. - BFMTV

Boules de pétanques, battes de baseball, marteaux... Plusieurs dizaines de personnes suspectées de vouloir commettre "des dégradations et des violences sur des bâtiments" ont été interpellées ce samedi matin alors qu'elle prenaient la direction de Paris.

Ils avaient avec eux l'attirail du parfait casseur. Plusieurs centaines d'individus ont été interpellés et placés en garde à vue dans la matinée, ce samedi. En cause: des boules de pétanque, des marteaux ou encore des battes de baseball retrouvés dans les coffres de leurs véhicules par les forces de l'ordre. Autant d'objets qui peuvent servir d'armes par destination aux manifestants les plus vindicatifs. Des masques à gaz ont également été découverts dans certains coffres, pour se protéger des jets de lacrymogène.

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Des objets "pour blesser ou pour tuer"

Les détenteurs de ces équipements, découverts lors des contrôles de voitures renforcés au niveau des péage, ont été placés en garde à vue pour "groupement en vue de commettre des dégradations et des violences sur des bâtiments". Une infraction punie d'un an de prison et de 15.000 euros d'amende.

"Nous avons voulu opérer des contrôles en amont de la manifestation, hier et ce matin. Ces fouilles, pratiquées sur réquisition du procureur de la République, nous permettent d'ouvrir les sacs et les coffres de voitures", explique à BFMTV Johanna Primevert, porte-parole de la préfecture de police de Paris. "Sur plusieurs individus, nous avons découvert l'attirail du casseur, c'est-à-dire des gens qui envisagent de commettre des dégradations et de jeter des projectiles. Une boule de pétanque, par exemple, c'est un objet choisi pour blesser ou pour tuer", tance-t-elle.

Des heurts sur les Champs-Elysées

Les contrôles ont également été renforcés aux abords des gares afin d'éviter le renouvellement des scènes d'émeute urbaine observées le 1er décembre. Des fouilles systématiques sont aussi pratiquées aux abords des lieux de la manifestation.

"Toutes ces interpellations sont le résultat de la réactivité voulue par le préfet de police. C'est notamment ce qui permet d'avoir 1500 manifestants sur les Champs-Elysées, sans casseurs infiltrés dans leurs rangs", précise Johanna Primevert.

Toutefois, des points de tensions se sont noués en cette fin de matinée, dans une rue perpendiculaire aux Champs-Elysées où les forces de l'ordre ont lancé les premiers gaz lacrymogènes contre des gilets jaunes pour les faire reculer. Certains ont répliqué en lançant des projectiles et des pétards.

Ambre Lepoivre