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Fréjus: un homme décapité après un différend d'ordre privé

Un badge de la police sur une veste (illustration)

Un badge de la police sur une veste (illustration) - Geoffroy Van der Hasselt / AFP

L'homme a été tué au cours d'une bagarre entre deux individus dans un appartement à Fréjus. Les deux personnes sont "très défavorablement connues" des service de police.

Un homme a été décapité après un différend d'ordre privé dans le quartier de Villeneuve, à Fréjus, ont appris BFM Nice Côte d'Azur et BFMTV de source policière ce vendredi.

"Le mobile du crime encore incertain"

Les faits se sont déroulés dans un appartement, lors d'une bagarre entre deux hommes. La victime s'est également fait découper les parties génitales.

Selon nos informations, le suspect s'est rendu à la gendarmerie ce vendredi matin aux alentours de 11h15 avec un sac contenant une tête et des testicules. Les policiers se sont alors déplacés chez la victime où ils ont découvert son corps.

L'auteur présumé du meurtre a lui été placé en garde à vue au commissariat de Fréjus. II doit faire l'objet d'une expertise psychiatrique, a encore indiqué le parquet de Draguignan qui a précisé qu'à ce stade de l'enquête, le mobile du crime "est encore incertain".

Des individus "très défavorablements connus" de la police

Interrogé sur BFM Nice Côte d'Azur ce vendredi, Yohan Sebrier du syndicat Alliance Police Var a affirmé que l'auteur présumé des faits et la victime sont tous deux "très défavorablement connus" des services de police.

"Pour divers délits de droit commun, des vols notamment, des violences, du trafic de stupéfiant", a-t-il détaillé.

Yohan Sebrier affirme également que les deux individus "présentent des troubles psychiatriques" et se connaissent depuis "pas mal d'années".

Vendredi soir, les enquêteurs procédaient à des "constatations techniques sur la scène de crime présumée", au domicile du mis en cause. Il n'y a aucun lien entre les faits et un quelconque motif religieux, selon un syndicat de police.

La police judiciaire de Toulon est en charge de l'enquête.

Nicolas Galup et Cécile Ollivier avec Benjamin Rieth et AFP