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Finistère: des tags sur la façade de la gendarmerie appellent au suicide des forces de l'ordre

Des slogans haineux envers les forces de l'ordre ont été tagués sur la façade de la gendarmerie de Landivisiau, dans le Finistère. Découvertes ce lundi matin, les inscriptions ont été condamnées par Christophe Castaner qui souligne des "faits d'une extrême gravité". Une enquête a été ouverte.

Les attaques verbales envers les forces de l’ordre continuent. Après les slogans haineux - "suicidez-vous!" - scandés samedi dans le cortège parisien de la 23e manifestation des gilets jaunes, la haine anti-flic se propage. Ce lundi matin, des tags insultants ont été découverts sur la façade de la gendarmerie de Landivisiau, dans le Finistère, rapporte France Bleu.

Ils étaient accompagnés de l'inscription "ACAB", acronyme utilisé par les activistes d'extrême gauche signifiant en anglais "tous les flics sont des bâtards", et de "A" cerclés, un symbole anarchiste. "Flics suicidés, à moitié pardonnés", était également inscrit à l'encre noire sur les murs du bâtiment.

"C'est inadmissible de dire aux gendarmes qu'ils doivent se suicider", condamne Laurence Claisse, maire de Landivisiau, auprès de nos confrères. Et d’ajouter: "Ce sont des insultes, des menaces, et c'est un non-respect de ces hommes qui se battent pour nous et nous protègent".

Des gendarmes "horrifiés"

L’édile fait part du malaise ressenti par les forces de l’ordre, "horrifiées de voir ce qu’il y avait d’écrit". Des enquêteurs d'investigation criminelle se sont rendus sur les lieux, et après leur passage, les tags ont été effacés très rapidement. D'après les premiers éléments, les inscriptions ont, semble-t-il, été écrites dans la nuit. Une enquête a été ouverte, selon une source proche de l'enquête à BFMTV .

Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a affirmé sa volonté d’identifier et livrer à la justice les auteurs de ces tags.

"Ces faits sont d'une extrême gravité", a-t-il réagi sur Twitter tout en exprimant son "soutien indéfectible" aux forces de l’ordre.

28 suicides en 4 mois

Cet événement intervient deux jours après le 23e samedi de manifestation des gilets jaunes durant lequel des participants lançaient des "suicidez-vous" aux forces de l'ordre. Dimanche le parquet de Paris a annoncé l'ouverture d'une enquête dans cette affaire pour "outrage à personne dépositaire de l'autorité publique commis en réunion".

Cette expression de la haine anti-flic a été largement condamnée par le gouvernement alors que depuis le début de l'année, les syndicats de police déplorent le suicide de 28 collègues, contre 35 sur toute l’année 2018. 

Mélanie Vecchio avec Ambre Lepoivre