BFMTV

Evacuation de migrants: face aux violences, le bâtonnier de Paris saisit le ministre de l'Intérieur et le préfet de police

Olivier Cousi, le 17 février 2020.

Olivier Cousi, le 17 février 2020. - STEPHANE DE SAKUTIN

Lors de l'évacuation d'un camp de migrants place de la République à Paris lundi soir, des avocats présents pour défendre les personnes exilées ont été bousculés par les forces de l'ordre.

Des "violences inadmissibles". Au lendemain du démantellement d'un camp de migrants place de la République, de nombreuses voix criant à l'usage disproportionné de la force se font entendre. Y compris du côté des avocats qui étaient présents aux côtés des migrants pour faire valoir leurs droits face aux forces de l'ordre qui les ont évacués sans ménagement.

Certains conseils - identifiables grâce à leur robe - ont été brutalement repoussés par la police alors qu'ils se tenaient à proximité des migrants et de leurs tentes. Sur une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, une avocate est vivement bousculée par une policière faisant usage de son boulcier.

Situation "très préoccupante"

Face à cette violence qu'il juge "inadmissible", le bâtonnier du barreau de Paris, Olivier Cousi, a indiqué dans un tweet qu'il allait "saisir immédiatement Gérald Darmanin et le préfet de police" afin d'obtenir des explications officielles sur le déroulé de cette soirée chaotique.

"Le devoir des forces de l’ordre c’est d’encadrer sans violence des manifestations pacifiques de citoyens", écrit le représentant des avocats du barreau de Paris.

C'est la première fois depuis sa prise de fonction que le bâtonnier saisi directement le ministère de l'Intérieur et le préfet de police. Un geste qu'il estime justifié par situation "très préoccupante", indique-t-il à BFMTV. 

Alexandra Gonzalez et Ambre Lepoivre