BFMTV

En une semaine, six détenus ont réussi à s'évader de prisons françaises 

INFO BFMTV - En seulement une semaine, pas moins de six prisonniers se sont échappés des prisons françaises. Pour la plupart d'entre elles, il s'agit d'évasions dans le cadre d'extractions médicales.

C'est un record. Pas moins de six détenus ont réussi à s'échapper des prisons françaises en une semaine, a-t-on appris ce mercredi. Une loi des séries "inexpliquée", selon la chancellerie. En comparaison, seules 10 évasions avaient eu lieu sur toute l'année 2018.

Cinq d'entre elles ont eu lieu dans le cadre d’extractions médicales. Jeudi dernier, un détenu s’est évadé lors de son transfert au tribunal d’Alès, dans le Gard. Le détenu avait demandé à se rendre aux toilettes, et en avait profité pour se faire la belle.

Transfert vers l'hôpital

Ce lundi, à Béthune dans le Pas-de-Calais, un détenu s’est évadé alors qu’il se rendait à un rendez-vous médical. Ce jour-là, un autre détenu qui, lui, était hospitalisé, s'est échappé. Deux autres détenus hospitalisés se sont aussi évadés ensemble mardi.

Enfin, un prisonnier de Saint-Quentin-Fallavier, en Isère, s’est échappé ce mercredi lors d’un transfert vers l’hôpital, alors qu'il était menotté. Il était en attente d’un jugement en cour d’assises pour violences sur conjoint. Quant au profil des autres évadés, il s'agit de personnes détenues pour des faits de droit commun, tels que des vols ou du trafic de stupéfiants.

Tous les surveillants bientôt armés

Face à ce bilan inquiétant, les surveillants pénitentiaires réclament davantage d'effectifs, mais aussi un meilleur équipement:

"On réclame une augmentation de personnels pour faire ces escortes, mais surtout d'équiper de façon très rapide les agents d'armes non létales pour pouvoir stopper ces évasions", demande Yoann Karar, secrétaire général adjoint du Syndicat national pénitentiaire FO.

Un appel entendu par la Chancellerie. Le porte-parole du ministère de la Justice Youssef Badr explique à BFMTV qu'il existe actuellement deux sortes d'extraction: "l'extraction judiciaire où le surveillant est armé, donc le détenu sait qu'il est armé et cela a un effet dissuasif sur la grande majorité des détenus et les extractions médicales où le surveillant pénitentiaire n'est pas armé." Pour l'instant. La loi de programmation de la justice, voté en mars dernier, a validé l'harmonisation de l'encadrement des extractions avec l'armement des surveillants dans les deux cas de figure. 

Sarah-Lou Cohen avec Jeanne Bulant