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Doubs: un facteur se suicide et incrimine La Poste dans une lettre

Un facteur s'est donné la mort à Pontarlier, dans le Doubs, en laissant une lettre mettant en cause La Poste. (Photo d'illustration)

Un facteur s'est donné la mort à Pontarlier, dans le Doubs, en laissant une lettre mettant en cause La Poste. (Photo d'illustration) - AFP

Postier depuis 1982, Charles Griffond, 53 ans, s'est donné la mort chez lui à Pontarlier en laissant une lettre à charge contre son employeur. La direction de La Poste a fait part de son "incompréhension".

Un facteur de 53 ans s'est suicidé en juillet à son domicile à Pontarlier, dans le Doubs, en laissant une lettre dans laquelle il met en cause La Poste. La direction de La Poste a fait part de son "incompréhension" fasse au décès de Charles Griffond, un facteur "apprécié" et "connu par les habitants qui appréciaient son professionnalisme et son sens du service". 

Charles Griffond, employé à La Poste depuis 1982 et facteur depuis 1995, s'est pendu à son domicile le 17 juillet dernier en laissant deux lettres, dont une incriminant son entreprise, a indiqué sa famille, confirmant une information du quotidien L'Est Républicain.

"Ils m'ont totalement détruit"

Dans ce courrier posthume, retranscrit jeudi dans les pages du quotidien régional, le défunt écrit que "depuis quelques années, La Poste a petit à petit détruit ses employés, les vrais postiers, ceux qui avaient le contact avec les gens". "En ce qui me concerne, ils m'ont totalement détruit", affirme-t-il avant d'ajouter "alors bougeons avec La Poste et mourrons grâce à La Poste".

Griffond était en préretraite depuis novembre 2015, "il ne devait plus revenir au travail jusqu'à son départ en retraite, fin octobre 2016", souligne La Poste, ajoutant qu'il avait eu un "problème de santé" fin 2014 qui l'avait "conduit en arrêt maladie".

"On lui avait dit qu'il n'allait pas assez vite dans sa tournée"

Selon sa famille, ce facteur très apprécié qui aimait "le côté humain" de son travail était en dépression. "Mon frère disait qu'on lui avait rajouté des boîtes aux lettres, qu'on l'avait chronométré et qu'on lui avait dit qu'il n'allait pas assez vite dans sa tournée à vélo", confie une de ses soeurs. 

La famille, qui a médiatisé le cas conformément aux dernières volontés du défunt, n'a pas l'intention de déposer plainte.

la rédaction avec AFP