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Depôt d'un recours en justice contre la liaison CDG Express

Le CDG Express doit être mise en service en 2024.

Le CDG Express doit être mise en service en 2024. - Kenzo Tribouillard - AFP

Deux associations ont déposé mardi un recours en justice afin de remettre en question le projet de liaison ferroviaire directe entre l'aéroport de Roissy et Paris, appelé Charles de Gaulle Express (CDG Express), a indiqué un élu régional.

"Un recours a été déposé aujourd'hui (ndlr: ce mardi) devant le Conseil d'Etat", contre ce projet qui avait été déclaré d'utilité publique fin mars, a indiqué Julien Bayou, conseiller régional écologiste, porte-parole d'EELV et président de l'association Pouvoir Citoyen.

L'association contre le projet CDG Express, l'association Pouvoir Citoyen et le conseiller régional écologiste d'Ile-de-France, Pierre Serne, ont saisi la justice pour obtenir l'annulation de la déclaration d'utilité publique ainsi que "la réalisation d'une nouvelle étude d'impact présentant l'ensemble des alternatives possibles à ce projet", selon un communiqué commun.

Le projet CDG Express prévoit de relier en 20 minutes la gare de l'Est à l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle.

"Coût démesuré, expropriations, atteinte au bon fonctionnement du transport de voyageurs sur les lignes locales et régionales et notamment à l'exploitation de la ligne B du RER, la liste des points noirs du CDG express est bien trop longue pour justifier la réalisation de ce nouveau projet inutile", estiment les requérants.

Julien Bayou déplore que cette "ligne de riches va éviter la banlieue" et ne "prévoit pas de développement de territoires". Elle représente, selon lui, "un gâchis d'argent considérable", qu'il évalue à "130 euros par Francilien".

De son côté, Pierre Serne estime aussi que "ce projet est avant tout un investissement privé (et) non d'intérêt général, qui concernera au mieux 20.000 personnes par jour quand le RER B en transporte un million". La liaison directe de 32 kilomètres comprend 8 km de voies nouvelles à partir de Mitry-Mory pour rejoindre l'aéroport, et doit être mise en service avant 2024, un atout pour la candidature de Paris aux JO.

David Namias avec AFP