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Chevaline: le contrôle judiciaire de Zaïd al-Hilli prolongé

Un bouquet de fleurs déposé à l'endroit où a eu lieu la tuerie qui a fait quatre morts dans les Alpes françaises

Un bouquet de fleurs déposé à l'endroit où a eu lieu la tuerie qui a fait quatre morts dans les Alpes françaises - -

Le frère du père de la famille massacrée en Haute-Savoie en septembre 2012 a vu mardi son contrôle judiciaire prolongé.

Zaïd al-Hilli, interpellé puis libéré sous contrôle judiciaire le 25 juin en Angleterre dans le cadre de l'enquête sur la tuerie qui a fait quatre morts, dont son frère, à Chevaline (Haute-Savoie) en septembre 2012, a vu mardi son contrôle judiciaire prolongé.

L'homme de 54 ans s'est présenté mardi, comme prévu par son régime de contrôle judiciaire, à la police du Surrey qui l'avait arrêté en juin parce qu'elle le soupçonnait "d'avoir participé à un complot en vue de commettre un meurtre".

Contrôle judiciaire jusqu'au 23 octobre

Elle a précisé dans un communiqué avoir prolongé le contrôle judiciaire jusqu'au 23 octobre, en ajoutant que l'enquête se poursuivait.

Le 5 septembre 2012, Saad al-Hilli, Britannique d'origine irakienne de 50 ans, sa femme Iqbal, 47 ans, et sa belle-mère Suhaila al-Allaf, 74 ans, de nationalité suédoise, avaient été trouvés morts, tués de plusieurs balles dans la tête, à Chevaline, près du lac d'Annecy où ils passaient leurs vacances. Sylvain Mollier, un cycliste de la région, probable victime collatérale, gisait mort à côté de leur véhicule.

A l'époque de l'interpellation de Zaïd dans le comté où résidait la famille al-Hilli, les enquêteurs britanniques avaient également procédé à des perquisitions au domicile du suspect et au golf dont il est le gérant.

Conflit à propos d'un héritage

Les enquêteurs souhaitaient notamment l'interroger sur son emploi du temps, ses relations avec son frère et l'héritage familial, avait ajouté le magistrat.

Le procureur avait cependant indiqué au moment de sa remise en liberté le 25 juin qu'elle signifiait qu'il n'y avait "pas de charges lourdes retenues contre lui".

Saad et Zaid al-Hilli étaient en conflit depuis plusieurs mois à propos de l'héritage de leur père portant sur plusieurs millions d'euros, en argent, en biens et en immeubles. Parmi les biens en litige figure notamment un compte en Suisse créditeur de 780.000 livres sterling (environ 917.000 euros).

Zaid, avait déjà été longuement entendu en septembre, puis en mars dernier par les policiers. Convoqué le 21 juin en France par les juges d'instruction, le quinquagénaire avait refusé de se déplacer, ce qui avait entraîné son placement en garde à vue.

M.G. avec AFP