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Cher: la fillette victime d'actes de torture est morte

Le SDF a été retrouvé sur le parking de l'hôpital de Villejuif, en arrêt cardiaque

Le SDF a été retrouvé sur le parking de l'hôpital de Villejuif, en arrêt cardiaque - AFP

La petite fille, âgée de 6 ans, a été amenée le 30 décembre à l'hôpital par sa mère, sous une fausse identité, qui a pris la fuite par la suite. Interpellée, ainsi que son compagnon, le couple a été mis en examen. Trois autres membres de la famille sont poursuivis par la justice.

Brûlures de cigarette, traces de morsures et de coups... Quand la petite fille est prise en charge le 30 décembre dernier par les équipes de l'hôpital de Bourges, elle souffre d'un hématome sous-dural, c'est-à-dire un épanchement sanguin dans la boîte crânienne. Dans le coma, l'enfant, âgée de 6 ans, n'est jamais sortie de cet état et est morte mardi des suites de ses blessures à l'hôpital de Tours où elle avait été transférée, a révélé France Bleu.

Le 30 décembre dernier, c'est sa mère, donnant une fausse identité qui l'avait conduite à l'hôpital de Bourges, dans le Cher, alors que l'enfant était inanimée. La jeune femme de 22 ans avait ensuite pris la fuite et a été rattrapée quelques jours plus tard à Toulouse avec son compagnon. Le couple avait été placé en garde à vue puis mis en examen pour "actes de torture et de barbarie commis de manière habituelle sur mineur de quinze ans". Des faits qui devraient désormais être requalifiés en "actes de torture et de barbarie ayant entraîné la mort ".

Perpétuité

Alors qu'ils encourent désormais la réclusion criminelle à perpétuité, la mère de famille et son compagnon continuent de minimiser les coups et se rejettent la faute. "Il n’y a pas d’avancée significative pour savoir qui a donné les coups", précise le procureur de la République de Bourges au Berry républicain. Les deux suspects devraient être entendus prochainement par un juge d'instruction qui doit leur signifier le changement de chefs d'accusation pour leur mise en examen.

Dans ce dossier, trois autres personnes sont mises en examen. Il s'agit de la mère du compagnon et sa soeur. Toutes deux avaient accompagné la mère de la petite fille à l'hôpital se présentant comme des témoins et assurant ne pas connaître la mère et son enfant. Elles sont poursuivies, comme un des frères du compagnon, pour "non-dénonciation de mauvais traitements".

Procédure d'assistance éducative

"Ce sont des animaux, a dénoncé au Parisien, le grand-père maternelle de la petite fille. C’est le copain de ma fille, sa belle-mère, sa sœur qui lui ont fait ça. Lui, il a passé sa vie en prison. Quand il est sorti, ma fille est retournée avec lui. Il lui pourrit la vie."

La petite fille de 6 ans faisait l'objet d'une procédure d'assistance éducative. En juin dernier, un juge avait ordonné le placement en famille d'accueil du petit frère de l'enfant. Une décision en ce sens avait été prise en octobre dernier pour la fillette. En vain, les services sociaux n'avaient pas réussi à retrouver l'enfant et sa mère.

J.C.