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Cévennes: l'avocate de Valentin Marcone livre ses premières impressions sur son client

Valentin Marcone a été mis en examen et écroué dimanche soir pour l'assassinat de son patron et d'un collègue à l'issue d'une cavale de plusieurs jours dans les Cévennes. Son avocate l'a découvert lors de son défèrement, comme elle l'a expliqué ce lundi matin sur BFMTV.

Valentin Marcone agite l'actualité depuis mardi dernier. Il est soupçonné d'avoir abattu ce jour-là son patron et l'un de ses collègues dans la scierie qui l'employait dans le village des Plantiers (Gard). Il a ensuite pris la fuite, se cachant pendant quatre jours dans les Cévennes avant de se rendre aux gendarmes.

Dimanche soir, il a été présenté au juge d'instruction, mis en examen et écroué pour ce double assassinat. Il était assisté de maître Hélène Mordacq. Elle a alors découvert son client, qui n'avait pas voulu d'avocat durant sa garde à vue. Ce lundi matin, elle a livré ses premières impressions sur BFMTV.

"Au premier contact, c’est un jeune homme frêle, c’est un jeune homme calme", a-t-elle dit, notant son "sentiment" d'une "espèce de sidération dans son comportement". "C’est un jeune homme extrêmement courtois qui se rend compte, bien entendu, de la gravité des faits qu’il a commis", a-t-elle complété.

"Fatigué, amaigri"

Selon l'avocate, il est d'ailleurs faux de dire que son client n'a pas exprimé de remords à l'égard de ses victimes. Elle explique sa réserve par la stratégie retenue lors de ce premier entretien avec le juge d'instruction: "On ne peut pas dire qu’il n’a pas exprimé de regret, le parti a été pris pour l’instant de garder le silence. Ça ne signifie pas qu’il n’a pas exprimé de regret. Il s’exprimera ultérieurement avec des regrets évidemment".

S'il a conservé le silence devant le magistrat, il s'était pourtant montré très disert durant sa garde à vue. Mais Hélène Mordacq a assuré qu'il était actuellement trop diminué pour se prêter à pareil exercice:

"Il était fatigué, amaigri sans doute. Bien évidemment, ça a eu un impact sur ses conditions physiques. C’est la raison pour laquelle il était préférable d’attendre avant de venir donner toutes les explications qu’il entend donner devant le juge d’instruction."

Pourquoi s'est-il alors privé de l'aide d'un avocat durant sa garde à vue? "Ça signifie que durant sa garde à vue il avait de toute façon l’intention de s’expliquer et ne pensait pas nécessaire d’avoir un conseil. Au moment de la phase d’instruction, c’est important en revanche d’être assisté", a répliqué Hélène Mordacq.

Robin Verner
Robin Verner Journaliste BFMTV