BFMTV

Cagnes-sur-Mer: une femme découverte sous un tas de détritus, son compagnon interpellé

Son compagnon a été interpellé

Son compagnon a été interpellé - Image d'illustration - AFP

La police avait été alertée un peu plus tôt par des voisins pour une dispute conjugale. Il s'agit du 100e féminicide de l'année, selon le décompte du collectif féministe #NousToutes.

Le cadavre d'une jeune femme présentant de nombreuses traces de coups a été découvert samedi midi sous un tas d'ordures à Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes). Son compagnon a été interpellé ce dimanche en début d'après-midi, a indiqué le parquet de Grasse.

Né en 1993, ce jeune homme, présenté comme le petit ami de la victime, a été placé en garde à vue dans les locaux de la Sûreté départementale, à Nice, a précisé le parquet, confirmant une information de France Bleu Azur.

"L'individu interpellé semble correspondre aux images des caméras de vidéo-surveillance de la ville sur lesquelles on le voit se disputer avec la victime", affirme le parquet de Grasse.

L'interpellation a eu lieu grâce à des recoupements entre l'exploitation des images de vidéosurveillance, grâce auxquelles les enquêteurs sont remontés jusqu'à son domicile, et divers témoignages. Des témoins ont notamment entendu la victime dire à son agresseur, lors de la dispute, "Je te quitte".

Dissimulée sous des ordures et une couette 

La victime, âgée de 21 ans, n'a pas encore pu être formellement identifiée par son père qui avait signalé sa disparition, du fait des coups portés à son visage qui la rendent "méconnaissable". Lors de l'agression, samedi vers 2 heures du matin, des témoins avaient appelé la police mais la patrouille dépêchée sur place n'avait trouvé aucune trace de la victime.

Le cadavre de la jeune femme, dissimulé sous un tas d'ordures composé de branchages et d'une couette, avait été découvert samedi midi sur un parking situé près de la voie ferrée de cette commune proche de Nice. Un riverain, depuis sa résidence, avait aperçu un pied qui en dépassait et prévenu les pompiers.

Le collectif féministe #NousToutes organise ce dimanche soir à Paris un rassemblement pour dénoncer ce 100e féminicide de l'année, alors que s'ouvre mardi le "Grenelle" destiné à lutter contre les violences conjugales. En 2018, 121 femmes ont été tuées en France par leur compagnon ou ex-compagnon, soit une tous les trois jours, selon le ministère de l'Intérieur.

Manon Fossat avec AFP