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Arcueil: un chauffeur de bus gifle un collégien, la RATP engage une procédure disciplinaire 

Photo d'illustration.

Photo d'illustration. - Loïc Venance - AFP

Le collégien aurait manqué de provoquer un incident en traversant devant le véhicule avant d'insulter le conducteur. Une pétition de soutien au chauffeur a déjà recueilli près de 25.000 signatures.

La vidéo tourne en boucle sur les réseaux sociaux depuis la fin de semaine. Un chauffeur de bus RATP a été filmé jeudi dernier à Arcueil, dans le Val-de-Marne, en train de mettre une gifle à un jeune garçon.

Selon le conducteur, le collégien aurait manqué de provoquer un incident en traversant devant le véhicule, le forçant à piler. Au chauffeur qui lui conseillait simplement de faire attention, le jeune homme aurait alors répondu par des insultes. Le machiniste l'a giflé, sous les huées et les sifflets de dizaines d'autres collégiens présents sur les lieux. 

Une vidéo de l'incident, diffusée sur les réseaux sociaux, a été visionnée par des dizaines de milliers d'internautes et la mère de l'adolescent a été reçue par la RATP. Le chauffeur fait aujourd'hui l'objet d'une procédure disciplinaire et risque la révocation pour son geste. 

Un homme "reconnu pour sa gentillesse et son calme"

Pour soutenir leur collègue, des chauffeurs de bus ont mis en ligne une pétition qui a déjà recueilli près de 25.000 signatures. Le texte parle d'un homme "reconnu pour sa gentillesse, son calme olympien et sa patience". Il a selon eux agi de la sorte en raison d'un "manque de respect", de la part d'un "enfant inconscient".

Devant sa direction, le conducteur, qui est lui-même père de deux adolescents, reconnaît "avoir agi sous le coup de l'émotion" et regrette son geste.

La mairie d'Arcueil, citée par l'AFP, épingle quant à elle une réaction "ni proportionnée, ni appropriée", mais évoque un "vrai travail à mener sur la sécurité et la prévention". "Il y a souvent des gamins de part et d’autre de l’avenue qui parfois s’invectivent ou se raccompagnent. Certains se mettent en danger."

Claire Rodineau