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Affaire Lambert: le Conseil d'Etat se prononce vendredi à 16 heures

La façade du Conseil d'Etat, où était examiné ce jeudi le cas de Vincent Lambert.

La façade du Conseil d'Etat, où était examiné ce jeudi le cas de Vincent Lambert. - -

Le rapporteur public s'est prononcé en faveur d'une nouvelle expertise médicale sur la personne de Vincent Lambert, tétraplégique en état végétatif chronique, lors de l'audience au Conseil d'Etat jeudi.

Le cas de Vincent Lambert est décidément difficile pour la justice. Devant le Conseil d'Etat ce jeudi matin, le rapporteur public (équivalent du procureur au pénal) s'est prononcé en faveur d'une nouvelle expertise médicale sur la personne de cet homme, plongé dans un état végétatif chronique depuis huit ans et dont une partie de la famille demande l'arrêt des soins.

Rachel, l'épouse de Vincent Lambert, son neveu François et le CHU de Reims où il est soigné depuis 2008 avaient saisi dans ce sens la plus haute juridiction administrative française. Ils souhaitaient ainsi faire annuler le jugement du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, qui s'était prononcé pour son maintien en vie demandé par ses parents.

Une première audience devant un juge unique, la semaine dernière, s'était soldée par le renvoi du dossier devant une formation collégiale du Conseil d'Etat. C'est devant cette formation que le rapporteur public, Rémi Keller, s'est prononcé ce jeudi matin pour un supplément d'instruction.

"Affaire hors norme"

Une demande "inhabituelle", a reconnu Rémi Keller. "Mais il s'agit d'une affaire hors norme", s'est-il justifié. Cette expertise permettrait selon lui au Conseil d'Etat de "prendre la meilleure décision", même s'il a admis "mesurer le risque d'un nouveau renvoi de l'affaire".

Le rapporteur public propose ainsi de réaliser cette expertise médicale dans un délai qui "ne saurait excéder six semaines", et de désigner trois médecins. La plus haute juridiction administrative doit rendre sa décision vendredi à 16 heures.

D. N. et M. T. avec AFP