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5.000 euros d'amende requis contre Benoît Magimel

L'acteur a reconnu la totalité des faits qui lui sont reprochés, à l'exception du délit de fuite.

Benoît Magimel a comparu mardi matin devant le tribunal correctionnel de Paris. L'acteur est poursuivi pour "blessures involontaires", "délit de fuite" et "usage de stupéfiants" après avoir renversé accidentellement une sexagénaire dans le 16e arrondissement de Paris il y a un mois. Après une petite heure d'audience, le procureur a requis une amende de 5.000 euros à l'encontre du comédien.

Présent à l'audience, Benoît Magimel a reconnu l'ensemble des faits qui lui sont reprochés, à la fois les blessures involontaires, la conduite sans permis et l'usage de drogue. Mais il a nié le délit de fuite, assurant être resté aux côtés de sa victime jusqu'à l'arrivée des pompiers. Un fait d'ailleurs retenu par le parquet au moment de la décision de sa comparution, mais pour lequel le procureur a réclamé la relaxe. 

Honte et solitude

Concernant son rapport aux stupéfiants, Benoît Magimel avait expliqué aux policiers lors de sa garde à vue qu'il avait pris de la cocaïne et de l'héroïne après l'accident. "Ca ne date pas d'hier", a reconnu l'artiste. "Ce n'est pas une consommation festive mais je consomme seul avec beaucoup de honte et ce genre d'accident, ça pousse à la consommation", admet-il alors.

Un an de suspension de permis et 750 euros d'amende ont également été requis à l'encontre de l'artiste qui conduisait ce jour-là sans permis. Lors de l'audience, le tribunal a évoqué l'interpellation de l'acteur en 2014 pour conduite sans permis et sous l'emprise de stupéfiants. A cette période, Benoît Magimel était "en pleine séparation", a-t-il évoqué. Il avait alors contesté sa suspension. Une décision d'annulation de permis lui avait alors été communiquée. "Ca fait bien longtemps que je n'ouvre plus mon courrier", a alors rétorqué l'acteur. 

Son avocat a lui assuré que cette affaire devait reprendre la place qu'elle mérite, c'est-à-dire être considérée comme un "banal accident de la route". Me Pascal Garbarini a alors conclu alors que son client avait déjà payé un lourd tribut en effectuant 48 heures de garde à vue. "Un traitement exceptionnel", a-t-il dénoncé. Le tribunal rendra son jugement le 24 mai.

J.C. avec Stéphanie Zenati