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"Digital Detox", l'expérience sans Internet d'un journaliste de Canal+

"Digital Detox", diffusé mercredi soir sur Canal +.

"Digital Detox", diffusé mercredi soir sur Canal +. - Capture d'écran - Canal +

Canal+ diffuse mercredi soir Digital Detox, l'expérience d'un journaliste qui a vécu trois mois déconnecté du numérique.

Tout couper. S'affranchir des smartphones, tablettes, ordinateurs. Des réseaux sociaux. Tout arrêter, ne plus tweeter, ne plus envoyer et recevoir de mails, ne plus afficher sa vie sur Facebook, Instagram et Snapchat. Ne plus connaître celle des autres. C'est l'expérience qu'a tenté pendant 90 jours, Pierre-Olivier Labbé, journaliste très accro aux nouvelles technologies, pour en tirer Digital Detox, un documentaire diffusé ce mercredi sur Canal+.

Pour Digital Detox et sa vie "sans", Pierre-Olivier Labbé s'est donc délesté de son appendice préféré, qu'il a échangé contre un téléphone à l'ancienne. "Accepter de se déconnecter, c'est accepter, quelque part symboliquement de mourir, mais surtout que le monde continue à tourner sans nous", analyse le psychologue Michel Stora dans le documentaire.

"Je surfe, je partage, je télécharge"

Le choc est d'autant plus violent, que, comme il se décrit lui-même, Pierre-Olivier Labbé est ultra-connecté. "Chaque jour je reçois 80 mails, je passe 4 heures connecté à Facebook, un peu de Skype, beaucoup de tweets et de snapchat, je surfe, je partage, je télécharge", explique-t-il dans le teasing du reportage. 

Pour comprendre "comment cette révolution numérique a bouleversé nos existences, [trouver] des solutions alternatives pour mieux gérer, moins subir", il a donc résolu de vivre comme avant. Tout couper pour être un peu moins dépendant, en somme.

"Le premier mois a été agréable"

Pierre-Olivier Labbé, interrogé par teleobs, l'assure, "le bilan est très positif! Le premier mois a été agréable" Se couper des réseaux lui a permis de retrouver "de l'errance cérébrale". "Ensuite, je me suis quand même senti isolé", conclut-il. Aujourd'hui, bien que reconnecté, il assure se servir avec plus de parcimonie de ses outils technologiques, et même, éteindre parfois son téléphone.

Avant Pierre-Olivier Labbé, d'autres ont déjà tenté l'aventure. Comme la journaliste Susan Maushart en Australie, débranchée 6 mois avec ses trois ado- elle en a tiré le livre Pause-, le journaliste David Roberts aux Etats-Unis (un an), ou encore Paul Miller, pendant un an aussi. Une expérience qu'il raconte dans The Verge. Et aux Etats-Unis, il existe désormais des "summer camp" pour hipsters sur-connectés de faire un break dans la nature. La digital detox, est un vrai créneau d'avenir.

Digital Detox, mercredi à 20h55 sur Canal +

M. R.