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Robin Williams souffrait de démence selon sa veuve

Susan Schneider assure qu'elle et Robin Williams ont vécu un cauchemar à cause de sa maladie.

Susan Schneider assure qu'elle et Robin Williams ont vécu un cauchemar à cause de sa maladie. - Theo Wargo - AFP

Plus d'un an après la mort du célèbre acteur, sa dernière épouse, Susan Schneider, a décidé de se confier sur les causes réelles qui ont conduit Robin Williams à se suicider. Elle invoque une forme de démence, alors que les proches du comédien se disputent pour l'héritage.

"Il aurait peut-être eu trois ans à vivre". Plus d'un an après la disparition de Robin Williams, sa troisième et dernière épouse, Susan Schneider, a tenu à se confier lors d'une interview dans l'émission Good Morning America. Si l'on pouvait s'attendre à ce que la veuve de l'acteur raconte leurs derniers instants, elle a aussi fait quelques révélations et notamment sur la maladie dont souffrait le comédien.

Selon elle, Robin Williams ne souffrait pas de la maladie de Parkinson mais d'une forme de démence et avait commencé à perdre la raison. D'après Susan Schneider, l'inoubliable acteur du "Cercle des poètes disparus" ou de "Madame Doubtfire" était atteint de démence à corps de Lewy, maladie neurodégénérative qui provoque de violents changements d'humeur et des hallucinations, caractéristiques partagées avec les maladies de Parkinson et d'Alzheimer.

Une autopsie révélatrice

Pourtant, quelques jours après la mort tragique du comédien, qui s'est suicidé chez lui le 11 août 2014 à l'âge de 63 ans, son épouse avait révélé qu'il luttait contre la maladie de Parkinson, la dépression et l'anxiété. Elle affirme mardi dans la revue sur les célébrités People que "ce n'est pas la dépression qui a tué Robin. La dépression est l'un des, disons, cinquante symptômes" dont il faisait l'objet et "c'était l'un des plus minimes".

Les premiers signes sont apparus à partir de novembre 2013, "comme des boules de flipper, on ne savait plus où regarder", poursuit la veuve de l'acteur. Les choses ont empiré pendant les mois qui ont précédé sa mort. Il s'est mis à souffrir de terribles crises de panique, avait du mal à calculer les distances et s'est ainsi ensanglanté la tête en rentrant dans une porte. Ses docteurs peinaient à établir un diagnostic... jusqu'à l'autopsie.

"Nous vivions un cauchemar"

"Les médecins faisaient ce qu'il fallait", mais "sa maladie était trop rapide et plus forte que nous", s'est désolée la troisième épouse du comédien, ajoutant que si "Robin avait eu de la chance, il aurait peut-être eu trois ans à vivre".

"Nous vivions un cauchemar", a-t-elle poursuivi dans un entretien à la chaîne ABC, ajoutant que l'acteur savait qu'il "était en train de perdre la tête". "Une minute il était lucide... Et cinq minutes plus tard, il disait quelque chose qui... ne collait pas", raconte-t-elle. Sa voix si flexible qui avait en grande partie contribué à ses talents d'imitation et à sa carrière, était aussi en train de se détériorer.

"D'humeur paisible" avant sa mort

Le comédien, lauréat d'un Oscar en 1998 pour "Will Hunting", avait parlé maintes fois de son addiction à l'alcool et de sa dépression, mais d'après sa veuve, il était sobre depuis huit ans. La nuit précédant son suicide, Susan Schneider se souvient qu'il semblait d'humeur paisible.

Il était entré et sorti plusieurs fois de sa chambre, l'une d'elles en tenant un iPad en main et semblant intéressé par quelque chose. "J'ai pensé que c'était un bon signe", a-t-elle remarqué. Puis ils se sont souhaité bonne nuit, sans qu'elle sache que c'était la toute dernière fois. "J'ai beaucoup pensé à ce qui l'a poussé à faire ça. (...) Et je ne lui en veux pas une seconde", conclut-elle.

la rédaction avec AFP