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Renaud sur les Enfoirés: "J’ignorais que l’injustice et la misère étaient la serpillière de la charité"

Renaud, place de la République, le 7 janvier 2016, rend hommage aux victimes des attentats du 13 novembre.

Renaud, place de la République, le 7 janvier 2016, rend hommage aux victimes des attentats du 13 novembre. - Kenzo Tribouillard - AFP

Le chanteur, qui a quitté les Enfoirés en 2004, n'apprécie pas vraiment le mode de fonctionnement de la troupe depuis quelques années.

La bonne humeur qui l'anime depuis son retour musical ne l'empêche pas d'user du franc-parler qui le caractérise. Renaud, "toujours debout", multiplie les déclarations depuis son retour dans la lumière. 

Cette semaine, le chanteur a notamment donné son avis sur Les Enfoirés dans les colonnes de L'Express. Une troupe qu'il a quittée en 2004 et avec laquelle il n'est plus en adéquation, malgré la bonne cause qu'elle sert. Dans cette interview, l'interprète de Mistral gagnant dénonce en particulier le manque d'engagement de ces artistes.

Les Enfoirés et François Hollande dans le viseur 

"Jamais on a vu Jean-Jacques Goldman qui a un tel pouvoir, un tel talent, dénoncer une injustice. Les Restos du cœur, c'est bien, cela rapporte beaucoup d'argent à la télé et à l'association, mais j'ignorais que l'injustice et la misère étaient la serpillière de la charité. C'est pour cette raison que je ne participe plus à l'émission, qui, en plus, s'est ouverte aux sportifs, aux célébrités en tout genre, à Jean d'Ormesson", a-t-il confié.

Au cours de l'entretien, l'artiste de 63 ans a également pris pour cible le président de la République, François Hollande, assurant n'avoir aucune envie de rencontrer "ce social-traître", évoquant ensuite la réforme du Code du travail.

"Cette loi discriminatoire, injuste, ne présage pas de bel avenir pour nos enfants", a-t-il conclu.

R.I