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Taylor Swift accuse son ancien label de l'empêcher de chanter ses chansons, la société réfute

Taylor Swift aux MTV Video Music Awards le 26 août 2019

Taylor Swift aux MTV Video Music Awards le 26 août 2019 - Johannes EISELE - AFP

La guerre est à nouveau ouverte entre la chanteuse et son ancienne maison de disque.

Accusé par Taylor Swift de l'empêcher de chanter ses propres chansons, son ancien label a nié vendredi et taxé la chanteuse américaine d'instrumentaliser l'opinion et ses fans. Il s'agit d'une nouvelle étape dans le contentieux qui oppose la princesse de la pop au magnat de l'industrie musicale Scooter Braun.

Rappel du différend: en juin, la société de Scooter Braun, Ithaca Ventures, a racheté la maison de disques de Taylor Swift, Big Machine, qui a la propriété des enregistrements réalisés par la chanteuse pour ses six premiers albums. Arrivée en fin de contrat en novembre 2018, l'artiste a rejoint Universal, avec lequel elle a sorti son septième opus, Lover, et expliqué publiquement que Big Machine ne lui avait pas permis de récupérer les droits de ses enregistrements. En août dernier, elle avait déclaré qu'elle comptait réenregistrer ses six premiers albums dès que son ancien contrat le lui permettrait, en novembre 2020.

Ses premiers tubes inutilisables?

Jeudi, Taylor Swift a accusé, dans un billet de blog, Scooter Braun et Scott Borchetta, fondateur de Big Machine, d'avoir prévenu son équipe qu'elle n'était pas autorisée à chanter ses vieilles chansons à la télévision:

"Cela reviendrait à ré-enregistrer (s)a musique avant qu'(elle) n'ait le droit de le faire, l'année prochaine", auraient expliqué les deux dirigeants, selon Taylor Swift.

Toujours d'après la musicienne, ces menaces risquent de l'empêcher de chanter un medley de ses plus grands tubes lors de la cérémonie des American Music Awards (AMA), qui doivent lui remettre le prix de l'artiste de la décennie, le 24 novembre. Elles la privent également, selon elle, d'utiliser des morceaux et de vieilles vidéos dans un documentaire sur sa vie produit par Netflix.

Big Machine dément

Vendredi, Big Machine a contre-attaqué, dénonçant ce que le label a qualifié de "fausses informations":

"Nous n'avons jamais dit que Taylor ne pouvait pas chanter aux AMA ou bloqué son documentaire Netflix", a assuré la maison de disques dans un communiqué relayé par Variety. "D'ailleurs, nous n'avons pas le droit de l'empêcher de chanter en direct où que ce soit."

Le label va plus loin et affirme que la chanteuse lui doit, contractuellement, "des millions de dollars". Toujours selon le groupe, des discussions ont été menées ces derniers mois entre les deux parties et "nous étions optimistes quant à une possible résolution, jusqu'à hier".

Les dirigeants lui reprochent d'en avoir "appelé à ses fans de manière calculée, ce qui a des conséquences importantes sur la sécurité de nos employés et de leurs familles". Ils ont néanmoins fait un nouvel appel au dialogue, l'accusant d'avoir refusé un échange direct jusqu'ici.

Nouvelle contre-attaque du camp Swift

Tree Paine, la publiciste de Taylor Swift, a ensuite publié un communiqué dans lequel elle soutient la version de la chanteuse. "La déclaration de Big Machine ne dément pas les deux déclarations formulées par Taylor Swift dans sa publication", estime-t-elle, avant d'ajouter qu'un "contrôleur professionnel a estimé que Big Machine doit à Taylor Swift 7.8 millions de dollars de royalties impayées depuis des années".

Après sa sortie publique, Taylor Swift a reçu une vague de soutiens sur les réseaux sociaux. "Scott et Scooter, vous savez ce qu'ils vous reste à faire", a publié sur Twitter la mannequin vedette Gigi Hadid. "Taylor et ses fans méritent de rendre hommage à sa musique!" Tinashe, Halsey, Lily Allen ou encore Iggy Azalea ont toutes exprimé leur soutien à la chanteuse. 

Benjamin Pierret, avec AFP