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Mort du violoniste de jazz Didier Lockwood à l'âge de 62 ans

Didier Lockwood.

Didier Lockwood. - Joel Saget - AFP

Le musicien, très impliqué dans l'éducation à la musique, est décédé d'une crise cardiaque.

Le célèbre violoniste de jazz Didier Lockwood est décédé d'une crise cardiaque dimanche à Paris à l'âge de 62 ans, a annoncé son agent à l'AFP. Le musicien, marié à la soprano Patricia Petibon, avait participé à un concert samedi soir au bal Blomet, une salle de jazz parisienne.

"Son épouse, ses trois filles, sa famille, son agent, ses collaborateurs et sa maison de disque ont la douleur de faire part de la disparition brutale de Didier Lockwood dans sa 63ème année", indique le communiqué transmis par son agent.

"Profondément généreux et communicatif, il va manquer à ses amis, à la musique, à tous les enfants qu'il avait envie d'éclairer avec sa passion", a déclaré la ministre de la Culture Françoise Nyssen à l'AFP, qui l'avait connu comme vice-président du Haut conseil de l'éducation artistique et culturelle. "Il voulait faire de la musique sans frontières et sans a priori", a ajouté la ministre. 

Le jeune violoniste Scott Tixier a salué sur Twitter la mémoire d'un "grand maître du violon jazz qui a influencé toute une génération de violonistes".

Education à la musique

Depuis ses débuts à 17 ans au sein de Magma, alors le groupe phare du rock progressif en France, Didier Lockwood a sans cesse occupé le paysage à travers de nombreux rencontres et projets, dans divers styles: jazz-fusion électrique, jazz acoustique, jazz manouche, jazz et musique classique avec le spectacle "Le Jazz et la diva" avec la cantatrice Caroline Casadesus. Il devait rendre hommage à Django Reinhardt lors d'un concert prévu en mars.

Didier Lockwood était aussi très impliqué dans l'éducation à la musique: auteur d'une méthode d'apprentissage du violon jazz, il avait créé en 2001 le Centre des musiques Didier Lockwood à Dammarie-les-Lys, en Seine-et-Marne, une école d'enseignement de l'improvisation. Le jazzman avait également remis en 2016 un rapport au gouvernement sur l'apprentissage de la musique. Il s'y inquiétait d'une enfance "formatée" par la technologie moderne et en "panne de sens" et prônait un apprentissage de la musique par plus d'oralité et moins de solfège.

J.C. avec AFP