BFMTV

Angèle justifie sa présence en première partie de Damso, rappeur aux textes jugés sexistes

Angèle aux Francofolies de La Rochelle, le 10 juillet 2019

Angèle aux Francofolies de La Rochelle, le 10 juillet 2019 - Xavier Leoty - AFP

Dans l'émission Sept à Huit, l'interprète de Balance ton quoi a défendu sa collaboration "totalement paradoxale" avec le chanteur dont les propos sur les femmes ont parfois créé la polémique.

En avril dernier, Angèle a connu un grand succès avec son titre Balance ton quoi, dans lequel elle dénonçait le harcèlement et le sexisme dont sont victimes les femmes. Si la chanteuse belge se veut résolument féministe, le fait qu'elle fasse la première partie de Damso en a surpris plus d'un. En effet, le rappeur a régulièrement créé la polémique avec les textes de ses chansons, souvent jugés sexistes.

Dans l'émission Sept à Huit, diffusée sur TF1 dimanche 25 août, Angèle a expliqué son choix de collaborer avec le rappeur, lui aussi originaire de Belgique.

"J'avais un peu l'impression d'aller sur le terrain!"

Pour elle, participer à un concert de Damso permettait notamment de parler de féminisme à des spectateurs qui ne connaissaient peut-être pas du tout ce sujet:

"Je me suis demandée: 'Est-ce que j’ai ma place là? Est-ce que je cautionne ses textes?' Et puis je me suis dit, arriver en première partie seule sur scène avec mes chansons, j’avais un peu l’impression d’aller sur le terrain! Je me suis dit que j’allais aller face à des mecs qui ne savent peut-être même pas ce qu’est le féminisme", a-t-elle estimé. "Arriver moi, en tant que jeune fille toute seule, c’était une manière de me dire ‘Moi aussi j’ai des c***lles et je suis là!"

Si elle avoue que sa position est paradoxale, Angèle préfère penser que le rappeur Damso est possiblement "en train de se remettre en question". "Il sait très bien ce que je pense de ses textes", assure la chanteuse de 23 ans, qui juge par ailleurs qu'on "on ne peut pas demander du jour au lendemain à un rappeur qui a ses codes de changer".

Juliette Mitoyen