BFMTV

La colère de Gilles Lellouche contre les "connards"

Gilles Lellouche a rencontré BFMTV dans le cadre de l'émission 7 jours BFM.

Gilles Lellouche a rencontré BFMTV dans le cadre de l'émission 7 jours BFM. - BFMTV

Gilles Lellouche incarne le journaliste Denis Robert dans le film "L'Enquête", qui sort au cinéma ce mercredi. A cette occasion, l'acteur a partagé quelques-unes de ses colères avec BFMTV.

Il a enfin son nom en haut de l'affiche. A l'occasion de la sortie du film L’enquête en salles mercredi, BFMTV a rencontré Gilles Lellouche.

L’acteur exprime ses colères sur les César, les attentats et les salaires des acteurs. Il partage aussi son coup de cœur pour Denis Robert.

Denis Robert, un rôle "formidable à incarner"

Gilles Lellouche s'est glissé dans la peau du journaliste Denis Robert dans L'Enquête. Le film revient aux sources de la ténébreuse histoire de l'affaire Clearstream en suivant l'enquête du journaliste d'investigation. Denis Robert avait déclenché un scandale en 2001 en dénonçant la société Clearstream, une institution financière luxembourgeoise inconnue du grand public, comme une grande lessiveuse d'argent sale.

L'acteur dépeint un "homme impulsif","un type intègre", "animé par la volonté farouche de dire ce qu'il a à dire. Tout ça dans un seul bonhomme, pour un acteur c'est formidable à incarner", confie Gilles Lellouche. "Le film a la vertu de faire comprendre l'affaire Clearstream au plus grand nombre de façon intelligible sans être chiante. (Mais) avant d'être un film sur l'affaire, c'est un film sur un journaliste, ce n'est pas un documentaire", tient à rappeler l'acteur.

Peu de "films ambitieux" en France

L'acteur de 42 ans était à l'affiche il y a quelques semaines du film La French, dans lequel il incarne Gaëtan Zampa, le parrain de la mafia marseillaise. "Qu'on me propose un rôle comme ça j'en ai toujours un peu rêvé", explique-t-il. "En France, on est souvent réduit à parler dans des cuisines, il est rare qu'on soit dans des films ambitieux, d'époque avec des personnages de composition", regrette l'acteur.

Le film dans lequel joue également son ami Jean Dujardin est nommé seulement dans la catégorie des meilleurs décors et des meilleurs costumes pour les César 2015. "C'est hallucinant", juge Gilles Lellouche, qui ne comprend pas que le réalisateur ne soit pas nommé. "Ce qui me désole c'est que Cédric Jimenez aille faire son troisième film aux Etats-Unis", ajoute-t-il.

Sa colère contre "les connards"

L'acteur à qui tout sourit "n'a pas beaucoup de raisons de (s)e plaindre" mais se dit "très préoccupé par ce qu'il se passe en ce moment". Profondément bouleversé par les attentats qui ont eu lieu en janvier à Paris, il se dit "en colère" contre "les connards, les fanatiques, les ultrareligieux, les fachos, les racistes, antisémites, prédicateurs de haine. J'en ai marre".

Cet entretien a été réalisé dans le cadre de l'émission 7 jours BFM à retrouver en replay ici.

K. L. avec Pauline Revenaz