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A l'ONU, Angelina Jolie s'en prend à Donald Trump sans jamais le nommer

Angelina Jolie à Genève, le 15 mars 2017

Angelina Jolie à Genève, le 15 mars 2017 - Fabrice Coffrini - AFP

Lors de son passage à Genève ce mercredi 15 mars, la star américaine a prononcé un discours, dans lequel de nombreux messages s'adressaient indirectement au président américain.

Actrice engagée et envoyée spéciale du Haut-commissariat aux réfugiés à l'ONU, Angelina Jolie était à Genève ce mercredi 15 mars pour honorer la mémoire de Sergio Vieira de Mello, un ancien haut-commissaire brésilien aux droits de l'homme qui avait été tué dans un attentat à Bagdad en 2003.

En cours de son discours en hommage à cette figure des Nations Unies, la comédienne de 41 ans s'en est pris à ceux qui font l'apologie du "nationalisme, en le faisant passer pour du patriotisme". "Nous voyons de plus en plus renaître des politiques qui encouragent la peur et la haine des autres", a poursuivi Angelina Jolie avant de faire notamment à nouveau allusion à Donald Trump sans prononcer son nom.

Réfugiés et droits de l'homme

"Nous voyons des hommes politiques élus en partie sur les bases du rejet des institutions et des accords internationaux, comme si nos pays ne pouvaient pas tirer bénéfice d'une telle coopération, mais qu'au contraire celle-ci était nuisible, s'est alarmée Angelina Jolie. Nous entendons des leaders politiques parler comme si certaines de nos plus grandes réussites étaient en fait nos plus grands fardeaux, que ce soit la tradition de l'intégration réussie de réfugiés dans nos sociétés, ou les institutions et traités que nous avons établis au regard de la loi et des droits de l'homme."

Au cours de son intervention, l'actrice américaine a exprimé sa "fierté d'être américaine" et d'être "internationale", assurant que l'amour d'un pays ne peut se faire aux dépends des autres. "Une nation forte, comme une personne forte, aide les autres à s'épanouir et être indépendant. C'est cet esprit qui a rendu possible la création de l'ONU, une fois le monde sorti des horreurs et des ruines de la Seconde Guerre mondiale et de ses 60 millions de morts."

Fabien Morin