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Violences en manifestations: la mairie de Paris fera des propositions pour le Beauvau de la sécurité

Heurts entre policiers et manifestants lors d'une manifestation contre le projet de loi "sécurité globale", le 28 novembre 2020 à Paris

Heurts entre policiers et manifestants lors d'une manifestation contre le projet de loi "sécurité globale", le 28 novembre 2020 à Paris - THOMAS COEX © 2019 AFP

La Ville va réunir en janvier des commerçants, riverains, syndicats, associations ou encore des partis politiques pour faire des propositions dans le cadre du "Beauvau de la sécurité".

Lassée par la répétition des scènes de violence en marge des manifestations, la Ville de Paris va engager en janvier des concertations avec commerçants, riverains et spécialistes, pour verser ses propositions dans le cadre du "Beauvau de la sécurité" annoncé par Emmanuel Macron.

"La maire de Paris a demandé à son exécutif d'organiser un moment d'échanges sur le sujet des violences lors des manifestations", a annoncé jeudi Emmanuel Grégoire, Premier adjoint d'Anne Hidalgo, lors d'une visio-conférence.

La mairie s'est de nouveau émue samedi des images de violence - voitures brûlées et vitrines brisées, notamment -, en marge du cortège contre la loi Sécurité globale dans la capitale.

Commerçants, riverains, experts, partis politiques, syndicats...

L'Hôtel de Ville va ainsi réunir, durant la première quinzaine de janvier, "représentants des commerçants", "riverains", "experts en matière de sécurité", "organisations qui portent ces manifestations (associations, partis politiques, syndicats)" et autorités (préfecture de police, police nationale et parquet)", voire des représentants des autres grandes villes confrontées ces dernières années aux mêmes problèmes (comme Lyon ou Marseille), pour émettre des propositions.

"Il nous paraît essentiel que la question du maintien de l'ordre, de sa doctrine, de son efficacité et de toutes les mesures pour empêcher les casseurs de pourrir les mouvements sociaux soient mis sur la table", a poursuivi M. Grégoire.

La mairie de Paris compte ainsi verser ses propositions, "la deuxième quinzaine de janvier", au "Beauvau de la sécurité", a-t-il précisé.

Il faut "relever le défi de ce droit inaliénable qu'est la liberté de manifester et rappeler que dans tous les moments de l'histoire où il a été porté atteinte à ce droit de manifester, cela correspond aux heures les plus sombres de notre démocratie".

"Or, on voit bien que par lassitude, la tentation de mesures liberticides est présente", redoute le socialiste.

Emmanuel Macron convoque à partir de janvier un "Beauvau de la sécurité" qui réunira représentants des forces de l'ordre, élus et citoyens, pour discuter d'une réforme de la police.

Juliette Mitoyen avec AFP Journaliste BFM Régions