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"Un travail de haute-couture": ils rêvent de faire entrer les toits de Paris au patrimoine immatériel de l'Unesco

Ces prochaines semaines, Roselyne Bachelot et Emmanuel Macron choisiront qui représentera la France au patrimoine immatériel de l'Unesco en 2022. Parmi les candidats figurent les toits de Paris.

"Faire reconnaître un savoir-faire qui existe depuis plus de 200 ans". Voilà le souhait d'Édouard Bastien, président du Génie Climatique et Couverture Plomberie qui voudrait voir les toits de zinc de Paris entrer au patrimoine immatériel de l'Unesco en 2022.

Cette candidature à l'Unesco des toits de Paris, si reconnaissables, permettrait de mettre la lumière sur un corps de métier, celui des couvreurs-zingueurs de Paris.

"Faire un éclairage sur nos métiers pour faire venir à nous des jeunes ou des gens en reconversion parce qu'il manque tous les matins 500 couvreurs sur Paris" explique ce mercredi Édouard Bastien sur BFM Paris.

Un travail "de haute-couture"

"C'est un métier qui est en train de se perdre" regrette Gilles Mermet, président du comité de soutien des couvreurs à l’Unesco au micro de BFM Paris.

Pourtant, ces métiers sont aussi en première ligne sur le chantier de reconstruction de Notre-Dame de Paris et vont contribuer à la restauration de la flèche.

"C'est ce travail de haute-couture du zinc que l'on veut aujourd'hui faire reconnaître comme patrimoine immatériel", poursuit Gilles Mermet.

Les toits de Paris en compétition... avec la baguette

La candidature des toits de zinc, qui recouvrent une majorité des immeubles de la capitale, était déjà retenue dans la dernière sélection, sans succès. Cette année, les toits de Paris font notamment face à une autre candidature de taille: la baguette de pain.

Classer les toits de Paris au patrimoine mondial de l'Unesco, la maire de Paris s'était prononcé contre en 2015. "Je n'ai pas envie de mettre Paris dans le formol, d'autant que l'on veut faire de la végétalisation sur les toits, installer du photovoltaïque", avait expliqué l'élue parisienne.

"On veut permettre la transformation de la ville, se préparer aux éventuelles hausses de température liées au réchauffement climatique. Je ne veux pas que ce classement nous empêche de faire cette transformation écologique" expliquait Anne Hidalgo.

C'est en tout cas Roselyne Bachelot qui prendra la décision finale. La minsitre de la Culture choisira à la fin du mois le candidat qui représentera la France à l'Unesco.

Alicia Foricher