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Paris: 6000 écoliers en moins en un an, une baisse inédite

À la rentrée de 2020, 3723 écoliers en moins avaient déjà été recensés dans les écoles primaires de la capitale.

Avec les confinements successifs et la généralisation du télétravail, de nombreux salariés ont décidé de déménager et de quitter Paris ces derniers mois. Résultat pour la rentrée 2021-2022, la capitale compte 6000 écoliers de moins que l'année dernière (2020-2021), a appris BFM Paris auprès du rectorat, confirmant une information de Franceinfo.

Ce chiffre représente une baisse de 5% des inscriptions, visible partout dans la capitale, mais plus encore dans l'est et le nord de la capitale, et notamment dans les 9e, 10e et 11e arrondissements.

L'inquiétude des syndicats

Si les parents d'élèves y voient une opportunité d'enseigner avec de plus petits effectifs et dans de meilleures conditions, les syndicats s'inquiètent des conséquences de ces chiffres.

"Il y a moins d'élèves, du coup on a des classes moins chargées, on travaille mieux, explique Françoise Onic, professeure des écoles et chargée syndicale au sein du SNUipp Paris, à BFM Paris. Les conditions de travail s'améliorent. Pour l'instant, c'est plutôt positif, mais on a peur qu'à terme, il y ait des fermetures de plus en plus nombreuses."

Au total sur 5.500 classes, 63 ont fermé lors de cette rentrée scolaire à Paris et "43 ont ouvert" explique à l'AFP Patrick Bloche, adjoint PS à l'éducation de la maire PS Anne Hidalgo.

La crise sanitaire a accéléré les départs

La chute du nombre d'élèves dans la capitale n'est pas nouvelle. À la rentrée de 2020, 3723 écoliers en moins avaient déjà été recensés, une baisse qualifiée "d'inédite" à l'époque. En moyenne, depuis dix ans, la ville de Paris perd 2500 écoliers chaque année.

En cause, la hausse des loyers qui pousse les actifs avec enfants à partir "en banlieue, voire un peu plus loin", expliquait l'an dernier le rectorat à BFMTV.com. Mais la crise sanitaire a semble-t-il accéléré le départ des familles hors de la capitale avec aussi des conséquences sur l'organisation des écoles.

Benoît Ducrocq et Alicia Foricher