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Île-de-France: la région "assume" de fermer une structure spécialisée dans la formation

Le siège de la région Île-de-France

Le siège de la région Île-de-France - Emlenthi via Wikimedia Creative Commons

L'opposition communiste redoute que la procédure de dissolution aboutisse "au licenciement de 42 salariés dès décembre".

La région Ile-de-France "assume" la décision, prise avec l'Etat, de dissoudre une structure partenaire spécialisée dans la formation professionnelle qui emploie 42 personnes, a indiqué jeudi l'entourage de la présidente (LR) Valérie Pécresse à l'AFP.

"Il faut être deux pour pouvoir le dissoudre. L'Etat et la région sont d'accord que l'organisation actuelle du GIP (groupement d'intérêt public) n'est pas la plus pertinente", a expliqué cet entourage à propos du non-renouvellement de la convention de Défi Métiers, le Carif-Oref (Centre animation ressources d'information sur la formation-Observatoire régional emploi formation) de la région capitale.

Financés par l'Etat et les régions, intégrant les partenaires sociaux, les Carif-Oref proposent notamment expertises, outils et produits aux professionnels de l'accueil, de l'information, de l'orientation, de l'emploi et de la formation.

Mais "certaines missions de Défi Métiers", notamment l'information autour des offres de formation, "doublonnent avec celles de la région ou de l'Institut Paris Région", son agence d'aménagement et d'urbanisme, ou encore "avec le Crepof", une instance de coordination entre les acteurs du secteur, estime la même source.

"A partir du moment où il y a des doublons, la région assume de faire de la rationalisation et de la bonne gestion", poursuit l'entourage de l'ex-candidate LR à l'élection présidentielle, soulignant l'accord de la préfecture de région.

"Une décision incompréhensible, injuste et brutale"

Etat et région financent paritairement Défi Métiers à hauteur de 3,4 millions d'euros par an et "travaillent main dans la main" à l'accompagnement des 42 salariés, que la présidente du GIP Stéphanie Von Euw s'est "engagée à recevoir un par un pour trouver des solutions d'accompagnement", dit encore la région.

La CFDT Ile-de-France a fustigé "une décision incompréhensible, injuste et brutale", estimant que "la Région et l'État ont été dans l'incapacité de présenter un éventuel projet alternatif" lors du conseil d'administration du jeudi 15 septembre.

Le groupe écologiste à la région Île-de-France a de son côté dénoncé une "prise de décision opaque" et l’"absence de vision globale" de Valérie Pécresse, au micro de BFM Paris Île-de-France pour la formation professionnelle. "Il y a un affaiblissement de la connaissance et du service public", explique le groupe sur notre antenne.

La CGT a manifesté jeudi, en marge de la séance de rentrée de l'assemblée régionale, pour réclamer "la signature d'une convention constitutive à durée illimitée, le maintien de l'ensemble de ses missions et de l'ensemble des salariés".

L'opposition communiste redoute que la procédure de dissolution aboutisse "au licenciement de 42 salariés dès décembre".

L'actuelle convention se termine le 24 décembre, a précisé la région. La dissolution de Défi Métiers doit encore être actée en assemblée générale le 20 octobre.

A. La. avec AFP