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"C'est allé trop loin": victime d'un guet-apens à Paris, un livreur de pizza témoigne de son agression

Samedi soir, un livreur de pizzas est tombé dans un guet-apens dans le 10ème arrondissement. Encore sous le choc, il décrit un quartier sensible et témoigne de son agression sur BFM Paris.

Une simple livraison de pizzas qui a viré au cauchemar. Cheikh, 23 ans est salarié d’une chaîne de pizzerias. Samedi soir, comme chaque soir depuis novembre 2019, il sillonne sur son scooter les rues du 10ème arrondissement de Paris.

Vers 22 heures, le restaurant reçoit une grosse commande. L'addition totale s'élève à plus d'une centaine d'euros. Cheikh hérite de la livraison. Une fois sur place au 11 avenue de Verdun, les deux destinataires réceptionnent la commande.

"La personne m'a dit 'je vais payer par carte bancaire'" explique Cheikh au micro de BFM Paris, "quand je sors ma machine à carte, brusquement je finis par terre". Au moment de payer, le livreur est frappé dans le dos.

"C'était bien prémédité"

A terre, sept hommes âgés d’environ 18 ans le rouent de coups. Une agression violente: Cheikh perd connaissance. Des témoins assistent à la scène et appliquent les gestes de premier secours avant l’arrivée des pompiers.

"Des témoins ont dit aux sapeurs-pompiers qu'ils étaient plus de 7 personnes. Ces jeunes étaient âgés de 17 et 18 ans. C'était bien prémédité car se sont eux qui ont passé commande. Et 10 minutes après, ils ont même rappelé pour savoir où ça en était" indique Cheikh.

"On dirait un monde sans loi"

Minerve autour du cou, Cheikh est sorti de l’hôpital Lariboisière avec des contusions, des douleurs mandibulaires et un traumatisme facial. Il explique que la rue de son agression est dangereuse.

"Avenue de Verdun, vraiment là-bas... je ne suis pas le premier à qui cela arrive. On dirait même un monde sans loi. On subit parfois des intimidations, mais on se dit que c'est parce qu'ils sont ivres. Là c'est allé trop loin..." estime Cheikh.

Le jeune homme compte profiter de ses 4 jours d’ITT pour porter plainte et espère que la justice fera son travail.

Simon Azélie, Jean-Baptiste Graziani et Alicia Foricher