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Réchauffement climatique: la moitié des vignobles mondiaux menacés par une hausse de 2°C

Selon une étude publiée mardi dans la revue américaine PNAS, la moitié des régions viticoles actuelles pourraient disparaître avec un réchauffement de 2 degrés.

Un réchauffement limité à 2 degrés, c'est l'objectif de l'accord de Paris. Pourtant, selon le travail de chercheurs français et américains de l'Institut national de recherche en agriculture, alimentation et environnement (Inrae), 56% des régions viticoles pourraient bien ne plus être adaptées à la culture des vignes. 85% en cas de réchauffement supérieur ou égal à 4 degrés. Pour en arriver à ces chiffres, les spécialistes ont croisé les données du changement climatique avec les différents stade de développement de 11 des cépages les plus fréquents à travers le monde. 

Cette évolution climatique pourrait totalement chambouler la production mondiale de vin, selon les chiffres de cette étude publiée dans la revue américaine PNAS. Si certaines régions deviendraient inexploitables, d'autres se transformeraient en terres idéales à la viticulture. 

Les régions chaudes seraient les plus touchées. Des pays méditerranéens gros producteurs de vin comme l'Espagne ou l'Italie pourraient être les grands perdants de ce changement climatique, en voyant disparaître jusqu'à 65% de leur vignoble. À l'inverse, le nord des États-Unis ou la Nouvelle-Zélande enregistreraient 15 à 100% d'augmentation de territoires cultivables selon les cépages. Pour les pays au climat tempéré comme la France ou l'Allemagne, ces évolutions permettraient autant de pertes que de gains de territoires.

Un défi complexe à surmonter pour les producteurs

En France, la production de vin est principalement basée sur le système d'appellation. Pourtant, de telles évolutions de températures pourraient conduire certains vins traditionnels comme le Pinot noir de Bourgogne ou le Chardonnay à se répandre dans de nouvelles régions. Il serait remplacé par des variétés aimant la chaleur, comme le syrah ou le grenache, dans les régions viticoles actuelles. 

L.A avec AFP