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Une usine de dessalement d'eau de mer mise en place pour approvisionner Gaza

Johannes Hahn sur le chantier de construction de l'usine le 14 juin 2016.

Johannes Hahn sur le chantier de construction de l'usine le 14 juin 2016. - Mahmud Hams- AFP

La bande de Gaza ne dispose que d'une seule nappe phréatique et elle sera bientôt à sec. Pour contrer la menace d'une pénurie d'eau, l'Union européenne et l'Unicef construisent une usine de dessalement d'eau de mer.

La plus grande usine de dessalement d'eau de mer de Gaza entrera en service à l'automne pour tenter d'éviter la crise humanitaire qui se profile dans l'enclave palestinienne où les réserves en eau seront bientôt inutilisables.

Dans cette étroite langue de terre coincée entre l'Egypte et Israël, et bordée par la Méditerranée, les 1,9 million d'habitants, dont près d'un million d'enfants, peinent à trouver de l'eau potable.

L'usine doit abreuver 150.000 Palestiniens

Dès 2012, l'ONU avait prévenu que l'unique nappe phréatique de Gaza serait inutilisable fin 2016, tandis que les dégâts causés seraient irréversibles d'ici 2020. Pour faire face à cette situation, l'Union européenne a lancé avec l'Unicef le financement d'une usine de dessalement d'eau de mer à Deir el-Balah, dans le sud de la bande de Gaza.

La première phase de construction de l'usine s'achève actuellement et des tests seront menés durant l'été avant une entrée en service effective à l'automne avec 6.000 m3 d'eau potable produits par jour, une quantité qui doublera d'ici trois ans. A terme, "150.000 Palestiniens vivant à Rafah et Khan Younès auront accès à l'eau potable" grâce à cette centrale, a expliqué Johannes Hahn, le commissaire européen à l'élkargissement et à la politique européenne du voisinage

En dix ans de blocus terrestre, maritime et aérien israélien et après trois guerres dévastatrices, "les Gazaouis ont vu leurs conditions de vie décliner brutalement, ils manquent notamment des ressources vitales en eau et de sources d'énergie efficaces", a déploré Johannes Hahn.