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Une touriste fait une chute mortelle à cause du mauvais accent anglais d'un instructeur de saut à l'élastique

Du saut à l'élastique au dessus des Chutes Victoria. (PHOTO D'ILLUSTRATION)

Du saut à l'élastique au dessus des Chutes Victoria. (PHOTO D'ILLUSTRATION) - STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Une adolescente néerlandaise est morte en 2015, lors d'un saut à l'élastique en Espagne. Son instructeur espagnol est mis en cause et vient de comparaître devant un tribunal: son mauvais accent anglais aurait abouti à une incompréhension, fatale pour la jeune fille.

Un instructeur d'une agence de voyages dédiée aux sports extrêmes fait aujourd'hui face à la justice. L'affaire remonte à 2015: Vera Mol, une Néerlandaise de 17 ans, est morte au mois d'août de cette année là, rapporte le Telegraph.

Celle-ci s'était inscrite à un cours de saut à l'élastique, en Cantabrie, en Espagne. Malheureusement, la jeune fille a mal compris son instructeur espagnol, dont le mauvais accent anglais est mis en cause: en effet, celui-ci lui aurait dit de ne pas sauter ("no jump" en anglais, NDLR). Or, la touriste a entendu "saute maintenant!" ("now jump", NDLR). Vera Mol a donc sauté du pont avant que sa corde ne soit attachée.

Accusé de meurtre par négligence

L'instructeur est aujourd'hui accusé de meurtre par négligence. Pour sa défense, celui-ci a indiqué, lors de sa comparution au tribunal, que l'adolescente avait sauté avant d'en avoir reçu l'instruction. 

Mais dans ce dossier, plusieurs erreurs lui ont été fatales: le juge a estimé que l'instructeur n'avait pas un niveau linguistique suffisant en anglais pour guider les étrangers "dans une activité aussi délicate que celle de sauter dans le vide d'un bâtiment haut". Celui-ci a également ajouté que "l'utilisation de l'expression peu claire 'no jump' ('ne saute pas', NDLR), a parfaitement pu être reçue comme l'ordre explicite de sauter". 

En outre, l'élastique attaché à la taille de Vera Mol n'était pas sécurisé, puisqu'il n'était pas attaché au pont. L'âge de la victime, mineure au moment du drame, n'avait pas non plus été vérifié par l'instructeur, "qui ne s'est pas embêté à vérifier l'existence d'une autorisation parentale". Enfin, il était "expressément interdit" de sauter à l'élastique depuis cet endroit. 

Alexandra Milhat