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Ukraine: des ONG dénoncent des détentions secrètes dans l'Est

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- - Un soldat ukrainien près de Donetsk (image d'illustration) - Anatoli Stepanov-AFP

Human Right Watch et Amnesty International ont accusé rebelles prorusses comme armée ukrainienne, d'avoir détenu dans le plus grand secret des prisonniers, aussi bien civils que militaires.

Les rebelles prorusses et les forces de Kiev ont détenu dans le plus grand secret des prisonniers dans l'Est de l'Ukraine, ont dénoncé mercredi les ONG Human Right Watch et Amnesty International.

"Les deux camps doivent mettre un terme à cette situation déplorable, arrêter les détentions arbitraires et secrètes et les mauvais traitements sur les détenus, et s'assurer que les responsables rendent des comptes", ont déclaré les deux organisations de défense des droits de l'Homme dans un communiqué commun.

Selon ce communiqué, les services spéciaux ukrainiens (SBU) ont secrètement détenu 18 personnes, civils et combattants séparatistes, à Kharkiv (est) entre août et décembre 2016.

Les deux camps adeptes des mêmes pratiques

Les autorités ukrainiennes "n'ont reconnu ni ces détentions, ni ces libérations et n'ont pas pris de mesures efficaces pour lutter contre ces abus", déplore le communiqué.

Amnesty International et HRW s'inquiètent en outre du "déni constant du SBU sur ces disparitions forcées et de l'absence de vraie enquête sur celles-ci" qui, selon les deux ONG, "favorise un climat de non-droit et perpétue l'impunité sur de graves violations des droits de l'Homme".

Le communiqué dénonce aussi des détentions arbitraires et des mauvais traitements de prisonniers par les rebelles séparatistes de l'est de l'Ukraine, condamnant "l'absence totale de progrès dans la résolution de ce problème.

Les ONG disent avoir documenté neuf cas de personnes qui ont été détenues plusieurs mois sans charge. "Les services de sécurité locaux continuent à détenir des civils sans qu'ils aient un contact avec le monde extérieur, y compris avec leur famille ou un avocat", dénoncent les deux groupes.

G.D. avec AFP