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Turquie : une explosion entendue à Istanbul 

Dans le centre d'Istanbul, ce soir

Dans le centre d'Istanbul, ce soir - OZAN KOSE / AFP

Le coeur d'Istanbul a été frappé samedi soir par deux attaques à la bombe qui ont fait plusieurs morts. Au moins 20 policiers sont blessés.

"D'après nos estimations, il y a eu deux explosions", la première "tout près" du stade de l'équipe de football de Besiktas et la seconde, "qui semble être le fait d'un kamikaze", dans le parc voisin de Maçka", a déclaré le ministre turc de l'Intérieur Süleyman Soylu face à des journalistes.

Pour ce qui est de la première explosion, à la voiture piégée près d'un car des forces de l'ordre, au moins 20 policiers ont été blessés. La puissante déflagration s'est produite à proximité du stade de l'équipe de football de Besiktas après la fin d'une rencontre contre Bursaspor.

En tout, plusieurs morts sont à déplorer selon le président Erdogan.

Le parquet anti-terroriste saisi

Après l'explosion, les autorités ont rapidement bouclé tous les accès au quartier du stade, aux abords duquel des dizaines de policiers, mitraillette en bandoulière ou arme au poing, empêchaient tout passage, tandis qu'un hélicoptère survolait le quartier.

Des dizaines d'ambulances arrivaient sur place toutes sirènes hurlantes, tandis que d'autres s'éloignaient des lieux avec des blessés à leur bord. Et selon l'agence de presse gouvernementale Anadolu, le parquet antiterroriste d'Istanbul a ouvert une enquête sur l'explosion.

Istanbul déjà plusieurs fois frappée

La Turquie est la cible de nombreuses attaques liées à la rébellion séparatiste du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) ou attribuées au groupe Etat islamique (EI) qui ont notamment frappé Istanbul et Ankara.

Deux précédents attentats contre des cars de la police ont fait des dizaines de morts cette année à Ankara.

Quatre touristes ont été tués et 36 personnes blessées près de la place Taksim dans un attentat-suicide en mars et attribué par l'EI. Les autorités ont également affirmé que les jihadistes avaient été derrière un attentat qui avait fait 47 morts en juin dernier à l'aéroport Atatürk d'Istanbul.

C.C. avec AFP