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Trump prêt à "ralentir" le retrait de Syrie, selon un de ses proches

Donald Trump.

Donald Trump. - Mandel Ngan - AFP

Après s'être entretenu avec le président américain, un sénateur républicain, inquiet notamment du sort des Kurdes, assure que Donald Trump est prêt à ralentir le retrait des troupes américaines de Syrie.

Le président Donald Trump est prêt à "ralentir" le retrait des troupes américaines de Syrie pour vaincre définitivement Daesh, a assuré dimanche un de ses proches, le sénateur républicain Lindsey Graham. Le parlementaire, qui avait manifesté ses inquiétudes dans la matinée au sujet de ce désengagement, est sorti "rassuré" d'un déjeuner avec le président américain.

"Le président est déterminé à faire en sorte que, lorsque nous quitterons la Syrie, Daesh soit complètement vaincu. Le président comprend qu'on a besoin de finir le travail. Nous allons ralentir les choses d'une manière intelligente", a-t-il déclaré à la presse en sortant de la Maison Blanche.

"Énorme erreur"

Donald Trump a ordonné récemment le retrait total des quelque 2.000 soldats américains actuellement déployés dans le nord de la Syrie, essentiellement des forces spéciales présentes pour combattre Daesh et entraîner les forces locales dans les zones reprises aux jihadistes.

Le président des Etats-Unis avait pris cette décision, bien que de hauts responsables militaires américains aient multiplié les mises en garde contre un retrait précipité qui laisserait la voie libre en Syrie aux alliés du régime de Bachar al-Assad, à savoir la Russie, grande rivale des Etats-Unis, et l'Iran, bête noire de l'administration Trump. Lindsey Graham avait qualifié cette décision d'"énorme erreur". 

Craintes pour l'avenir des Kurdes

"Je vais lui demander de s'asseoir avec ses généraux et de reconsidérer la manière de faire ça. De ralentir. De nous assurer que nous fassions ça bien et que Daesh ne revienne jamais. Si nous partons maintenant, les Kurdes vont être massacrés", avait-il dit sur CNN avant leur déjeuner.

La Turquie menace de lancer une offensive contre la milice kurde YPG, qui se bat avec l'appui de Washington contre les jihadistes dans le nord de la Syrie. Ankara l'accuse d'être une extension du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui mène une guérilla en Turquie depuis 1984.

Le président Trump "est conscient du problème, il a promis de parler à la Turquie pour qu'il y ait une zone tampon", a déclaré Lindsay Graham après leur rencontre. "La dernière chose que nous voulons c'est une guerre entre la Turquie et les Kurdes, qui enlèverait la pression sur Daesh".

G.D. avec AFP