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Syrie: Paris se dit "préoccupé" par une attaque chimique qui aurait tué au moins 4 personnes à Alep

Un homme dévasté après des bombardements à Alep, le 19 juillet 2016. (photo d'illustration)

Un homme dévasté après des bombardements à Alep, le 19 juillet 2016. (photo d'illustration) - Un homme dévasté après des bombardements à Alep, le 19 juillet 2016. - THAER MOHAMMED - AFP

Paris s'est dit "préocuppé" au lendemain d'une attaque qui a tué au moins quatre personnes intoxiquées et blessé plusieurs autres dans un quartier d'Alep, mercredi 10 août.

Au moins quatre personnes sont mortes et beaucoup d'autres ont éprouvé des difficultés à respirer alors que du gaz a été largué mercredi 10 août sur un quartier d'Alep en Syrie, selon l'agence de presse Reuters. Selon l'envoyé spécial de l'Onu pour la Syrie Staffan de Mistura, "de nombreux éléments tendent à démontrer que la ville d'Alep, dans le nord du pays, a bien été la cible d'une attaque chimique". Le gaz, que l'on pense être du chlore, a été largué en même temps que des bombes-barils sur un quartier, selon les dires d'un responsable hospitalier et un groupe de protection civile à l'agence.

"L'attitude cynique du régime [syrien] et de ses soutiens"

Dans un communiqué, le ministre des Affaires étrangères français Jean-Marc Ayrault s'est dit "préoccupé" par les informations faisant état d’une nouvelle attaque chimique:

"L’organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) a eu l’occasion de confirmer, dans le passé, des attaques au gaz de chlore contre la population syrienne à partir d’hélicoptères dont seules les forces du régime syrien disposent, en violation flagrante du droit international. (...) La tragédie que vit le peuple syrien depuis plus de cinq ans et les attaques ignobles dont il est victime sont le résultat de l’attitude cynique du régime et de ses soutiens qui empêchent en Syrie toute solution politique. Avec près de 300 000 morts, ce calvaire n’a que trop duré. La France appelle à une cessation, immédiate, des hostilités, qui seule rendra possible la reprise, sans délai, des négociations dans un véritable esprit de responsabilité."

Un dirigeant de l'hôpital Al Qouds a fait état de quatre morts par intoxication et de 55 blessés, dont sept recevaient toujours des soins. Il a ajouté qu'il gardait des bouts de vêtements des patients ainsi que des fragments des bombes-barils comme preuves de manière à pouvoir effectuer une future analyse. 

Une trêve quotidienne de trois heures devait être instaurée à Alep à partir de jeudi 11 août pour permettre l'accès de convois d'aide humanitaire, a annoncé le ministère russe de la Défense.

J.B