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Steve Bannon quitte le site ultra-conservateur Breitbart News

Steve Bannon

Steve Bannon - NICHOLAS KAMM / AFP

Ce mardi soir, le PDG du site Breitbart News, média très important au sein de la droite dure américaine, a annoncé que Steve Bannon, dont les citations dans le livre récemment publié sur la campagne et la première année de Donald Trump à la Maison blanche ont été très remarqués, en quittait la présidence.

Steve Bannon, l'ex-conseiller du président américain Donald Trump, a quitté la présidence du site ultra-conservateur Breitbart News, après la publication de propos critiques dans un livre polémique sur Donald Trump et son entourage, a annoncé mardi le site. Arrivé en 2012 à la tête du site après le décès du fondateur Andrew Breitbart, Steve Bannon a largement contribué à en faire la plateforme d'information et d'opinion la plus suivie au sein de la droite dure américaine. "Steve reste une part importante de notre histoire, et nous lui seront toujours reconnaissants pour sa contribution et ce qu'il nous a aidés à accomplir", a déclaré le PDG du site Larry Solov dans un communiqué publié sur le site.

Sa position était devenue intenable 

C'est un coup dur pour cet idéologue de 64 ans, qui après avoir quitté la Maison Blanche, mi-août, entendait oeuvrer, de l'extérieur, à la consolidation d'un mouvement autour de Donald Trump, notamment grâce à Breitbart, qui lui offrait un puissant porte-voix. Mais la situation de l'un des artisans de la victoire de l'homme d'affaires était devenue intenable après la publication, la semaine dernière, du livre de Michael Wolff Fire and Fury qui relate la campagne de Donald Trump et sa première année au pouvoir.

Considéré comme une source majeure de l'auteur, Steve Bannon y affirme notamment que le fils du président américain, Donald Trump Jr., a commis une "trahison" en rencontrant une avocate russe qui offrait des informations compromettantes sur Hillary Clinton. Après la publication du livre, Donald Trump avait très violemment réagi, accusant notamment Steve Bannon d'avoir "perdu la raison".

R.V. avec AFP