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Russie: un tueur "vampire" se fait passer pour un médecin

L'homme avait réussi à se faire embaucher avec un faux diplôme

L'homme avait réussi à se faire embaucher avec un faux diplôme - Image d'illustration AFP

Le "faux docteur" avait démembré un camarade du lycée avant de boire son sang.

Lycéen, il avait tué un camarade et bu son sang. Après dix ans d'internement, un Russe a réussi à se faire embaucher comme médecin avec un faux diplôme avant d'être démasqué et arrêté, ont rapporté ce vendredi les médias locaux.

Un crime "particulièrement grave"

Les enquêteurs ont annoncé ce vendredi l'arrestation de cet homme de 36 ans qui travaillait comme médecin chargé de la prévention dans un hôpital de Tchéliabinsk, dans l'Oural. Il a été inculpé pour avoir utilisé à dessein un faux diplôme de médecine afin d'obtenir un poste en novembre dernier.

Identifié par les médias locaux comme Boris Kondrachine, il a été embauché alors qu'il avait été condamné en 2000 à suivre un traitement après "avoir commis un crime particulièrement grave", a indiqué le Comité d'enquête russe, principal organisme chargé des investigations criminelles, dans un communiqué.

Selon des médias russes, en 1998, lorsqu'il était encore lycéen, le "faux docteur" avait injecté un sédatif à un camarade avant de le démembrer et de boire son sang. Boris Kondrachine "se considérait comme un vampire", assure le site d'information local Znak.com.

Reconnu par son ancien psychiatre

En août 2000, Boris Kondrachine avait été interné dans un hôpital psychiatrique après avoir été diagnostiqué schizophrène, selon le journal local Tcheliabinskaïa Nedelia. Il est sorti de l'hôpital dix ans plus tard.

Boris Kondrachine avait été embauché comme médecin, chargé d'encourager les gens à ne pas boire d'alcool, à ne pas fumer et à faire de l'exercice, a indiqué la responsable du département municipal de la santé, Natalia Gorlova, citée par l'agence de presse Interfax.

Il a été arrêté en janvier après avoir été reconnu par un psychiatre qui l'avait traité lors d'un forum médical, selon Interfax.

Manon Fossat avec AFP