BFMTV

Policier poignardé dans un aéroport américain: le FBI enquête sur un "acte de terrorisme"

Flint, Michigan, où le suspect est passé à l'acte.

Flint, Michigan, où le suspect est passé à l'acte. - Flintmichigan via Wikimedia Creative Commons

Ce mercredi, un policier a été poignardé au sein de l'aéroport de Flint, dans l'Etat américain du Michigan. Le FBI évoque un "acte terroriste".

La police fédérale américaine a qualifié mercredi l'enquête sur un policier poignardé dans l'aéroport de Flint, dans le Michigan, en "acte de terrorisme", a annoncé le responsable local du FBI. "Nous enquêtons sur cet incident survenu aujourd'hui à 9H45 comme un acte de terrorisme", a déclaré David Gelios du FBI lors d'une conférence de presse. 

Le policier est dans un état stable

L'auteur de l'attaque, qui a été interpellé et qui était interrogé à la mi-journée, est un "résident du Canada" de 50 ans, qui est entré sur le territoire américain le 16 juin, avant de se diriger vers Flint, ville du nord des Etats-Unis tout près du Lac Michigan, a-t-on appris de même source. Le suspect, qui a été inculpé, est arrivé dans la journée à l'aéroport, précise David Gelios, où il a "sorti un couteau" de son sac, "crié 'Allahou Akbar'", soit "Dieu est le plus grand" en français, avant de "poignarder le lieutenant (Jeff) Neville dans la cou".

Ce dernier se trouve dans un état stable et devrait pouvoir retrouver pleinement possession de ses moyens, s'est félicité l'agent du FBI. Le président américain Donald Trump avait été tenu informé de cet événement plus tôt dans l'après-midi.

Une perquisition menée au domicile du suspect à Montréal

Une perquisition était en cours mercredi en fin de journée à Montréal au domicile de l'auteur présumé des coups de couteau sur le policier, et des personnes ont été interpellées, selon les médias locaux. Le petit immeuble de quatre étages où réside le suspect, situé dans le quartier Rosemont au nord-est du centre de Montréal, était bouclé mercredi en fin de journée par un important dispositif de police, selon les images des télévisions locales. 

Trois femmes ont été interpellées et emmenées, le visage caché sous une couverture, par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) assistée de la Sûreté du Québec (police provinciale).

R.V. avec AFP