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Paul Manafort, directeur de la campagne de Donald Trump, démissionne

Paul Manafort, le 27 avril 2016.

Paul Manafort, le 27 avril 2016. - Chip Somodevilla - Getty Images North America - AFP

Quelques jours après qu'une enquête du New York Times s'est penchée sur son passé en Ukraine, Paul Manafort, qui dirigeait la campagne du candidat républicain, a démissionné.

Il devait professionnaliser la campagne et "présidentialiser" le trop remuant Donald Trump. Mais une polémique ouverte par une enquête publiée il y a quelques jours par le New York Times a eu raison, ce 19 août, de Paul Manafort, directeur de la campagne du candidat républicain en vue de l’élection présidentielle américaine. L’article du quotidien américain faisait état de gains de 12,7 millions de dollars lorsqu’il était consultant auprès du régime pro-russe de l’ex-président ukrainien Viktor Ianoukovytch (mais il est encore incertain que Paul Manafort ait vraiment perçu ces sommes).

Vétéran des campagnes républicaines

Dans un premier temps, Donald Trump avait choisi de le maintenir à son poste tout en lui adjoignant un nouveau "directeur général" de campagne: Stephen Bannon, fondateur du site néoconservateur Breitbach News. Mais mis sur la touche, Paul Manafort a préfére démissionner. Il était en poste depuis juin. 

Avant de travailler pour des chefs d’Etat sulfureux comme Ianoukovytch ou encore le président philippin Ferdinand Marcos, Paul Manafort était surtout connu comme collaborateur de campagne de nombreux candidats républicains. Cet homme aujourd’hui âgé de 67 ans avait débuté sous la houlette de Gerald Ford. Il avait ensuite travaillé pour Ronald Reagan, George Bush père ou encore Bob Dole, candidat malheureux face à Bill Clinton en 1996.

Bannon, à l'opposé de Manafort

En plus de cet encombrant passé ukrainien, Donald Trump avait une autre bonne raison de pousser Paul Manafort vers la sortie: sa stratégie de communication, censée adoucir les manières du prétendant républicain, n’a pas payé et Hillary Clinton domine son rival dans tous les sondages.

Dans cet article en ligne, Libération remarque que la personnalité de Stephen Bannon est aussi éloignée que possible de celle de son prédécesseur. Stephen Bannon est aussi haut-en-couleur et méprisant des élites politiques que Paul Manafort apparaissait bien introduit dans l’appareil de la droite républicaine. L’équipe de Donald Trump enregistre une autre promotion: Kellyane Conway, spécialiste des sondages, passe de conseillère à directrice de campagne.

R.V