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Nigeria: onze morts dans une attaque de Boko Haram

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- - Maiduguri au Nigeria, cible de nombreuses attaques de Boko Haram - Image Google Maps

Une attaque de Boko Haram à Maiduguri dans le nord-est du Nigéria, a fait 11 morts et de nombreux blessés, alors que le président par intérim nigérian est attendu dans la région jeudi.

Onze personnes ont été tuées lors d'une attaque sur la grande ville de Maiduguri, dans le nord-est du Nigeria, lancée mercredi soir vraisemblablement par le groupe jihadiste Boko Haram, a annoncé la police locale. Dix civils ont été tués dans trois attentats suicide coordonnés et un autre dans le quartier de Jiddari Polo, alors que les habitants tentaient de fuir les assaillants, a expliqué le commissaire de police pour l'Etat de Borno, Damian Chukwu. 

Un des trois kamikazes s'est fait exploser dans le quartier de Goni-Kachallari alors que des fidèles musulmans sortaient de la mosquée. "Le kamikaze est mort, de même que six autres personnes. Le second a fait détoner sa ceinture explosive dans les locaux des Autorités pour le Développement du lac Tchad à 21h20 (20h20 GMT), faisant trois morts en plus du kamikaze", a précisé Damian Chukwu.

Visite du président par intérim

Le troisième attentat suicide a fait un mort supplémentaire. En tout, 24 personnes ont été blessées. 

Cette attaque sur la capitale de l'Etat du Borno intervient alors que le président par intérim Yemi Osinbajo devait inaugurer jeudi un important projet humanitaire.

Selon des témoignages d'habitants, un groupe de combattants a commencé l'attaque sur le campement d'Aridawari, dans la périphérie de Maiduguri, berceau de Boko Haram, vers 17h00. "Les attaquants sont arrivés dans le village, ils portaient des armes lourdes et ont tiré sur les maisons", a raconté Musa Umara, un habitant d'Aridawari. Tout le monde a "pris la fuite dans toutes les directions", a-t-il ajouté. 

20.000 morts et 2,6 millions de déplacés

Les insurgés se sont ensuite rendus sur une base militaire, traversant le quartier de Jiddari-Polo, tirant au hasard, selon un habitant, Salihu Abdallah. "Les soldats les ont stoppés au niveau de la caserne militaire de Giwa vers 18h30", a-t-il expliqué. 

La rébellion de Boko Haram, qui a prêté allégeance à Daesh en 2015, et sa répression par les autorités ont fait plus de 20.000 morts et 2,6 millions de déplacés depuis le début de cette insurrection en 2009. 

G.D. avec AFP