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Les talibans attaquent l'aéroport de Kaboul, en pleine crise politique

Les forces afghanes arrivent sur le site d'un attentat-suicide à l'aéroport de Kaboul, le 17 juillet 2014.

Les forces afghanes arrivent sur le site d'un attentat-suicide à l'aéroport de Kaboul, le 17 juillet 2014. - -

Les talibans afghans ont attaqué tôt jeudi matin l'aéroport de Kaboul. Après un siège de plus de quatre heures, ils ont été tués. L'un d'entre eux a actionné sa veste bourrée d'explosifs au moment où les forces afghanes s'approchaient de lui.

Les talibans afghans ont attaqué tôt jeudi matin l'aéroport de Kaboul, un assaut repoussé par les forces de sécurité afghanes qui intervient sur fond de crise de politique pour sauver la première transition démocratique de l'Histoire du pays.

Des rebelles islamistes avaient pris position dans un bâtiment en construction jouxtant l'aéroport vers 2h (heure française), selon le ministère de l'Intérieur. Ils ont ouvert le feu avec des armes automatiques et des lance-roquette sur des installations de l'aéroport.

Un taliban actionne sa ceinture d'explosifs

Après un siège de plus de quatre heures, les quatre combattants rebelles engagés dans l'attaque ont été tués, dont au moins un qui a actionné sa veste bourrée d'explosifs au moment où les forces afghanes s'approchaient de lui, ont rapporté des responsables.

Selon Mohammad Sana, un témoin interrogé par l'AFP, "lorsque nous sommes sortis aujourd'hui (jeudi) de la mosquée après la prière du matin, nous avons entendu une grosse explosion, et en nous approchant, nous avons entendu de nombreux coups de feu". Selon les autorités, seul un soldat afghan a été blessé au cours de l'assaut.

Cette attaque a été lancée au moment où doit commencer un audit de l'ensemble des 8,1 millions de suffrages du deuxième tour de la présidentielle du 14 juin. L'opération inédite doit départager Abdullah Abdullah et Ashraf Ghani, sur fond de soupçons de fraude.

Les talibans, qui dénoncent ce scrutin comme ayant été orchestré par l'Occident, ont revendiqué cette attaque dans un communiqué transmis à l'AFP.