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Mort de Fidel Castro: Donald Trump qualifie l'ex-leader cubain de "dictateur brutal"

Donald Trump, le 10 novembre 2016.

Donald Trump, le 10 novembre 2016. - Yuri Gripas - AFP

Il a fallu plusieurs heures au président-élu des Etats-Unis pour prendre acte de la mort de l'ancien président cubain. D'abord laconique, il s'est ensuite montré acerbe à l'endroit du bilan de Fidel Castro.

Il a fallu plusieurs heures pour obtenir le sentiment du président-élu américain, Donald Trump, au sujet de la mort de Fidel Castro. A son réveil, le milliardaire a fait part de sa première réaction à la nouvelle de la mort du père de la Révolution cubaine Fidel Castro, sur Twitter, sans évoquer dans un premier temps ses réserves face au réchauffement historique des relations entre Washington et La Havane. 

"Fidel Castro est mort!", a-t-il écrit, laconique, sur le réseau social, sa plateforme de communication favorite, peu après 8 heures, heure locale, en Floride (soit 14 heures en France), où il passe en famille le week-end prolongé de Thanksgiving.

Trois heures plus tard, Donald Trump s'est révélé un peu plus disert sur la question. Il a assuré qu'il ferait "tout" pour contribuer à la liberté des Cubains. Il a également livré un jugement définitif sur le souvenir que Fidel Castro laissera, selon lui, à la postérité:

"C'était un dictateur brutal qui a opprimé son propre peuple". 

Donald Trump veut des garanties en provenance de Cuba

Cuba est engagé dans un dégel historique avec les Etats-Unis depuis fin 2014, mais Donald Trump a, durant la campagne passée, affiché des réserves sur ce rapprochement, affirmant qu'il ferait "tout pour obtenir un accord solide" avec La Havane.

Le magnat de l'immobilier, qui prendra ses fonctions le 20 janvier, a également déclaré qu'il était pour l'instant opposé à la suppression de l'embargo financier et commercial imposé à l'île depuis 1962. Sa levée dépend du Congrès qui, contrôlé par les Républicains, y est opposé.

"Toutes les concessions que Barack Obama a faites au régime de Castro l'ont été à travers des ordonnances présidentielles, ce qui signifie que le prochain président peut revenir dessus et je le ferai sauf si le régime de Castro répond à nos demandes, pas mes demandes, nos demandes", avait déclaré Donald Trump en septembre lors d'un discours de campagne, avant l'élection du 8 novembre qui lui a donné la victoire. 

"Vous savez ce que sont ces demandes. Ces demandes porteront sur les libertés religieuses et politiques pour le peuple cubain et la libération des prisonniers politiques", avait ajouté le républicain.

R.V. avec AFP