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L'ONU appelle l'Italie et Malte à autoriser le "débarquement immédiat" des migrants

Des membres de la marine italienne viennent en aide à des migrants au large de la Méditerranée, le 27 juin 2016. -

Des membres de la marine italienne viennent en aide à des migrants au large de la Méditerranée, le 27 juin 2016. - - (photo d'illustration) Archives AFP PHOTO / MARINA MILITARE

Dans la nuit de dimanche à lundi le bateau se trouvait entre Malte et la Sicile et attendait de pouvoir débarquer les migrants dans un port.

Le Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés a demandé ce lundi à l'Italie et à Malte d'autoriser immédiatement un navire transportant 629 migrants à accoster, décrivant la situation comme "un impératif humanitaire urgent".

Un "impératif humanitaire" 

L'Aquarius, affrété par l'ONG SOS Méditerranée, a secouru samedi 629 migrants, dont 7 femmes enceintes, 11 enfants en bas âge et 123 mineurs isolés, mais reste depuis en stand-by au large de l'Italie et de Malte, qui lui refusent l'accès à un port.

Dans un communiqué, le HCR "a lancé un appel aux gouvernements concernés pour qu'ils autorisent le débarquement immédiat des centaines de personnes bloquées en Méditerranée depuis samedi".

"Il y a un impératif humanitaire urgent ici", a estimé Vincent Cochetel, envoyé spécial du HCR pour la Méditerranée centrale. "Les gens sont en détresse, ils sont à court de provisions et ont besoin d'aide rapidement".

Les autres gouvernements "doivent agir"

"Les questions plus larges de savoir qui a la responsabilité et comment ces responsabilités doivent être partagées entre Etats devraient être traitées plus tard", a-t-il ajouté dans le communiqué. Malte a réitéré dimanche son refus de laisser le navire accosté, malgré les demandes de Rome.

Un porte-parole maltais a déclaré à l'AFP que les sauvetages opérés par l'Aquarius avaient eu lieu dans la zone de recherche et de sauvetage libyenne et dépendaient du centre de coordination des secours de Rome. Ce qui signifiait, selon lui, que Malte n'avait aucune obligation de prendre en charge ces migrants.

"Fondamentalement, le principe de sauvetage en mer ne devrait pas être remis en cause par des incidents comme celui-ci. Les autres gouvernements doivent agir pour soutenir les pays confrontés aux arrivées sur leurs côtes", a rappelé Vincent Cochetel.

L'Italie a reçu 13.706 migrants venus par la mer depuis le début de 2018, une baisse significative par rapport aux années précédentes, a rappelé le HCR.

M. F. avec AFP