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L'armée russe trouve que le nouveau porte-avions britannique est une "cible pratique"

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- - Le nouveau porte-avions britannique en 2016 - Andy Buchanan / AFP

Toujours tendues, les relations entre Londres et Moscou ne devraient pas s'arranger. Après des piques du ministre de la défense britannique sur le porte-avions russe Amiral Kouznetsov, son homologue russe a qualifié le nouveau porte-avions britannique de "cible pratique".

Une dispute enfantine. Le ministère russe de la Défense s'est moqué jeudi du nouveau porte-avions britannique HMS Elizabeth, estimant qu'il s'agissait tout au plus d'une "cible pratique" pour l'armée russe.

Le ministère russe réagissait aux commentaires "arrogants" du ministre britannique de la Défense Michael Fallon qui a déclaré mardi que la Russie "va admirer" avec "un peu d'envie" le nouveau porte-avions HMS Elizabeth, d'après une vidéo du quotidien The Telegraph.

"Manque évident de connaissance de la science navale"

"Ces déclarations extatiques du ministre Fallon sur la belle apparence de leur nouveau porte-avions, supérieure à celle du porte-avions russe l'Amiral Kouznetsov, prouvent un manque évident de connaissance de la science navale. Contrairement à l'Amiral Kouznetsov, équipé de missiles anti-aériens, anti-sous-marins et, surtout, de missiles Granit visant les navires, le porte-avions britannique n'est qu'une grosse cible pratique en mer", a déclaré dans un communiqué le porte-parole de l'armée russe, Igor Konachenkov.

Les déboires du porte-avions russe

L'unique porte-avions russe, l'Amiral Kouznetsov est rentré en février dans son port d'attache sur la mer de Barents après avoir participé aux opérations militaires en Syrie.

Qualifié de "vieux, décrépit" par le ministre britannique mardi, le porte-avions russe a subi quelques déboires. En décembre et novembre 2016, deux avions de chasse se sont abimés en mer après des appontages ratés après une mission en Syrie.

Les piques entre Londres et Moscou, aux relations tendues, sont fréquentes: en février, Michael Fallon avait ainsi accusé Moscou de faire de la désinformation une arme de déstabilisation, ce que le Kremlin avait dénoncé comme des "accusations gratuites", regrettant l'attitude "hostile" du ministre britannique.
G.D. avec AFP