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Italie: la première œuvre de Léonard de Vinci retrouvée

La Joconde affichée à New York. (Photo d'illustration)

La Joconde affichée à New York. (Photo d'illustration) - TIMOTHY A. CLARY / AFP

Ce jeudi, la presse américaine s'est fait l'écho de l'identification par des chercheurs italiens de la première pièce que Léonard de Vinci a signée de sa main.

C'est un carreau de faïence strié de rayons qui éclairent un visage de profil, celui de l'ange Gabriel. Ce personnage religieux, habitué à transmettre des bonnes nouvelles, en est une en lui-même pour les chercheurs italiens qui l'ont scruté, examiné pendant trois ans. Ce jeudi, le site de CNN a annoncé qu'Ernesto Solari, historien de l'art, et Ivana Rosa Bonfantino, graphologue, avaient établi que ce portrait d'archange était la première oeuvre d'art de Léonard de Vinci, ou, plus exactement, la plus ancienne connue à ce jour.

Sur la ligne que dessine la mâchoire de Gabriel, on peut lire, à condition de disposer de l'équipement scientifique nécessaire bien sûr, la mention suivante: "Da Vinci Lionardo, 1471". Celui-ci avait alors 18 ans, et travaillait dans l'atelier du grand artiste Verrocchio, à Florence. 

"Patrimoine national" 

Ivana Rosa Bonfantino a comparé la signature à celles d'autres tours de force du maître toscan, qui sera plus tard le portraitiste de la Joconde et le protégé du roi de France François Ier. Si elle a rappelé que la calligraphie de Léonard de Vinci avait évolué au cours de sa vie, elle a estimé que ce "Lionard Da Vinci, 1471" était "très proche" des déclarations de paternité artistiques ultérieures. 

Ce sont les descendants de l'aristocratique maison des Fenice, famille de Ravello en Campanie, qui ont débusqué cette faïence dans leur propriété. S'ils ne savaient pas sur quoi ils mettaient la main, ils ont su faire preuve de discernement, et d'un goût esthétique assez sûr. "Par bonheur, ils ont réalisé qu'il s'agissait de quelque chose qui brillait davantage que les autres affaires qu'ils ont trouvées en faisant le ménage, et ils nous ont appelés", a retracé Ernesto Solari. 

Celui-ci a souhaité que l'oeuvre reste en Italie. Elle a en effet pleinement sa place, dit-il, dans son "patrimoine national". 

Robin Verner