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Iran/États-Unis: Jean-Yves Le Drian appelle Téhéran à "renoncer à des représailles"   

Le ministre français des Affaires étrangères a estimé, ce lundi sur notre antenne, que l'Iran devait "renoncer à des représailles", au risque que l'escalade de tension entre les deux pays se poursuive.

Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires étrangères, a fait part de sa grande préoccupation concernant la crise diplomatie entre l'Iran et les États-Unis, enclenchée par l'assassinat par les Etats-Unis du général iranien Qassem Soleimani près de Bagdad. 

"La situation est très grave: il y a un enchaînement d'escalade qui devient extrêmement préoccupant et qui peut amener à une situation de conflit", a déclaré le ministre face à Ruth Elkrief sur notre antenne ce lundi soir. 

L'Iran a promis de venger la mort du général Qassem Soleimani, tandis que le président américain Donald Trump a à son tour menacé la République islamique de représailles majeures en cas d'attaque, relançant le spectre d'un conflit ouvert entre les deux pays ennemis. 

"Gommer les mauvaises décisions prises"

Il faut que "la partie iranienne renonce à des ripostes et des représailles mais aussi qu'on ouvre des négociations, que l'Iran revienne dans l'accord (nucléaire) de Vienne et que la négociation sur la stabilité régionale puisse se mettre en oeuvre", a ajouté Jean-Yves Le Drian, avant d'assurer: "la position de la France est d'aboutir à une désescalade".

"Et de faire en sorte que les mauvaises décisions qui ont été prises de part et d'autres puissent être gommées par une volonté de négociations. Cette possibilité-là est toujours sur la table, et aujourd'hui il est temps d'arrêter cette spirale infernale", a-t-il poursuivi.

Sur notre plateau, le ministre a encore regretté que "l'accord nucléaire iranien se détricote tous les deux mois par de mauvaises décisions iraniennes et américaines".

L'Iran officiel a promis une "riposte militaire", une "dure vengeance" qui frappera "au bon endroit et au bon moment", avant de lancer "ne menacez jamais la nation iranienne" ce lundi. Et malgré les appels à la "désescalade" et à la "retenue" de nombreuses capitales dans le monde, Donald Trump ne fait rien pour apaiser les inquiétudes. Si l'Iran fait "quoi que ce soit, il y aura des représailles majeures", a-t-il lancé dimanche. 

Jeanne Bulant