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GRAND ANGLE - Vol Paris-Le Caire: à la recherche de l'avion, depuis l'Atlantique 2

Les recherches se poursuivent en Méditerranée pour tenter de localiser l'épave de l'Airbus A320 d'Egyptair, qui s'est abîmé en mer la semaine dernière, avec 66 personnes à bord. La France a déployé sur zone un patrouilleur de haute mer ainsi qu'un avion de la marine nationale, à bord duquel BFMTV a pu monter.

Alors que l'identification des victimes du crash du vol MS804a débuté, les recherches se poursuivent en Méditerranée pour tenter de retrouver les deux boîtes noires de l'Airbus de la compagnie EgyptAir, qui s'est écrasé dans la nuit du 18 au 19 mai, alors qu'il effectuait la liaison Paris-Le Caire avec 66 personnes à son bord.

7.500 km² de mer à passer au crible

Les équipes de recherche disposent d'un mois seulement pour les localiser, faute de quoi les boîtes noires cesseront d'émettre. Le travail est d'autant plus ardu que la zone à scruter est immense, avec 7.500 kilomètres carrés à fouiller, sans compter la mer agitée, qui peut induire en erreur.

La France prend une part très active dans les opérations, notamment dans la recherche d'éléments en surface. Un patrouilleur de haute mer, le Jacoubet, est arrivé sur place, lundi en fin de matinée, appuyé d'un avion de la marine nationale, l'Atlantique 2.

Postes d'observation

Ce dernier a déjà fait trois survols au-dessus de la mer Égée, mais les recherches pourraient durer encore des semaines. A son bord, des veilleurs, chargés d'observer la surface de l'eau à 180 degrés, depuis des hublots en forme de bulle.

Mais le principal point d'observation à bord de l'Atlantique 2 reste son nez vitré, depuis lequel un marin du ciel prend des photos pour les exploiter immédiatement. "On retravaille le contraste, et on peut ainsi faire ressortir un objet", explique-t-il au micro de BFMTV.

L'atout majeur de l'avion est de pouvoir frôler le niveau de la mer, en la survolant à quelques dizaines de mètres d'altitude. Ce qui ne permet pourtant pas toujours de repérer des objets.

"Le fait qu'il n'y ait pas de détection est en soi une information, car on peut voir quelles sont les zones qui sont les plus intéressantes, et quelles sont les zones qui le sont moins", explique le commandant de bord. "Malgré tout, cela permet de continuer le travail de convergence vers les zones les plus intéressantes". 

L'Atlantique 2 et le patrouilleur de haute mer travaillent en étroite collaboration pour repérer le point d'impact du crash de l'avion.

Un document "Grand Angle BFMTV" du mardi 24 mai 2016.

V.R. et A.S.