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Explosion à l'institut de criminologie de Bruxelles: les 5 suspects libérés

Les dégâts matériels sont importants à l'institut de criminologie de Bruxelles, comme le montre la photo.

Les dégâts matériels sont importants à l'institut de criminologie de Bruxelles, comme le montre la photo. - THIERRY ROGE - BELGA - AFP

Une explosion d'origine criminelle a eu lieu dans la nuit de dimanche 28 à lundi 29 août à l'Institut national de criminologie de Bruxelles, sans faire de blessés.

Une explosion a eu lieu dans la nuit de dimanche 28 à lundi 29 août à l'Institut national de criminalistique et de criminologie (INCC) de Bruxelles mais les circonstances et les causes de l'incident sont encore imprécises, lundi midi.

Aucune victime

"Il n'y avait personne sur le site" du principal centre scientifique de la justice belge situé Chaussée de Vilvorde à Neder-Over-Heembee, a précisé le porte-parole du parquet. Aucun blessé n'est donc à déplorer. 

Une explosion provoquée par l'incendie

La procureure Ine Van Wymersch a déclaré qu'aucun explosif n'avait été "jeté ou déposé", contrairement aux dires de la radio belge RTL lundi matin. Selon Le Soir, les auteurs seraient entrés dans le site en voiture et auraient bouté le feu à un des laboratoires, avant de brûler leur véhicule. Le quotidien rapporte que c'est ensuite l'incendie qui serait à l'origine de l'explosion, "peut-être en entrant en contact avec des produits conservés dans le laboratoire." 

D'importants dégâts matériels

Pierre Meys, porte-parole des pompiers, évoque une explosion "fort violente" et relate que "les dégâts sont importants": "des fenêtres du labo ont été éjectées à plusieurs dizaines de mètres". Une trentaine de pompiers ont été mobilisés vers 3 heures du matin pour maîtriser l'incendie qui s'est ensuite déclaré, a-t-il ajouté et un "centre de crise" a été mise en place par le parquet de Bruxelles.

Un mobile criminel mais pas terroriste

Le porte-parole du parquet s'est refusé à se prononcer sur les causes de l'explosion, assurant uniquement que celle-ci était "d'origine criminelle". Il a attesté que la justice ne disposait d’aucun élément attestant d’une piste terroriste : "Le parquet rapporte que "l'hypothèse d'un acte terroriste n'est pas confirmée. Il va de soi que plusieurs individus auraient intérêt à faire disparaître des éléments à charge de leurs dossiers judiciaires. L'enquête est en cours et plusieurs pistes sont envisagées".

"Cet endroit n'a donc pas été choisi au hasard", avait expliqué le parquet lors d'une conférence de presse en fin de matinée. L'Institut visé, situé dans le nord de la ville, est une institution scientifique au sein de la justice fédérale belge chargé de l'identification et de l'analyse des traces de suspects ainsi que l'examen du fonctionnement du système pénal.

Les cinq suspects libérés

Cinq personnes sont été interpellées lundi matin mais elles ont été libérées dans l'après-midi sans être inculpées, a indiqué le parquet belge. Les cinq suspects appartenaient à "l'environnement immédiat de l'Institut" mais "ont été remises en liberté après audition. A ce stade, il n'a été procédé à aucune inculpation".

J.B