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Ukraine: revivez la journée du 27 février 2014

Des policiers devant le Parlement de Crimée, à Simféropol, le 27 février.

Des policiers devant le Parlement de Crimée, à Simféropol, le 27 février. - -

Cinq jours après la destitution du président Viktor Ianoukovitch, des hommes armés ont pris d'assaut, dans la nuit de mercredi à jeudi des bâtiments officiels en Crimée, une république autonome située au sud de l'Ukraine.

Nouvelles tensions en Ukraines. Alors que le gouvernement d'union nationale doit être entériné ce jeudi par le Parlement, une quizaine d'hommes armés ont pris, dans la nuit, le contrôle du gouvernement et du Parlement de Crimée, péninsule russophone du sud de l'Ukraine, et ont hissé le drapeau russe sur ces bâtiments officiels.

République autonome russophone, la Crimée est la région ukrainienne la plus susceptible de s'opposer aux nouvelles autorités, davantage tournées vers l'Europe que vers la Russie. Face à ces événements, le président ukrainien par intérim a lancé un avertissement à la Russie.

Cet article en direct est maintenant terminé, vous pouvez consulter une synthèse des événements de ce jeudi.

16h55 - Ianoukovitch face à la presse russe vendredi. Le président ukrainien déchu Viktor Ianoukovitch tiendra une conférence de presse vendredi, en Russie, annoncent les agences russes. Cette conférence se tiendra à Rostov-on-Donu, dans le sud de la Russie.

16h50 - Un référendum organisé en Crimée le 25 mai. Le Parlement de Crimée a annoncé la tenue d'un référendum pour plus d'autonomie le 25 mai prochain, jour de l'élection présidentielle anticipée. Par ailleurs, le Parlement de Crimée a limogé le gouvernement local à l'issue d'un vote à huis clos, selon le service de presse du Parlement.

16h05 - Cameron avertit la Russie. Le Premier ministre britannique, David Cameron, a appelé la Russie à "tenir sa parole" de "respecter la souveraineté de l'Ukraine". "Tous les pays doivent respecter l'intégrité territoriale et la souveraineté de l'Ukraine. La Russie a pris cet engagement et il est important que la Russie tienne sa parole. Le monde suit la situation de près", a ainsi affirmé David Cameron lors d'une conférence de presse commune avec la chancelière allemande Angela Merkel à Londres.

16h - La Suisse gèle les fonds de l'ancien président. La Suisse a indiqué avoir pris la décision, ce jeudi, de geler les fonds du président ukrainien destitué samedi dernier, Vitkor Ianoukovitch.

15h45 - Le FMI a reçu une demande d'aide officielle de l'Ukraine. Le Fonds monétaire international (FMI) a reçu ce jeudi une demande d'aide officielle de l'Ukraine après la désignation d'un nouveau Premier ministre, et il est "prêt à y répondre", a indiqué sa directrice générale Christine Lagarde.

15h33 - Vers un référendum en Crimée. Le Parlement de la république autonome de Crimée a annoncé l'organisation d'un référendum sur le statut de la région.

15h17 - Drapeaux russes. A Simféropol, capitale de la Crimée, les pro-russes continuent leur démonstration de force, après qu'un groupe armé s'est emparé des bâtiments du Parlement et du gouvernement. Ainsi, un drapeau russe géant a été déployé devant le Parlement, tandis que les drapeaux ukrainiens sont remplacés par des drapeaux russes dans la ville, selon des photos postées sur Twitter par un journaliste de France 2.

Un drapeau russe géant brandi devant le parlement de #Crimée #Simferopol http://t.co/6Iwx20iCS5
— Arnaud Comte (@arnaudcomte) 27 Février 2014
Les drapeaux ukrainiens sont remplacés par des drapeaux russes #Simferopol #Crimée #Ukraine http://t.co/zB47uLsc1s
— Arnaud Comte (@arnaudcomte) 27 Février 2014

15h - En Crimée, les Tatars accusent Moscou. Le responsable des Tatars de Crimée, une communauté de tradition musulmane installée depuis le XIIIe siècle dans cette région d'Ukraine, a dénoncé jeudi un "plan de Moscou" après qu'un commando pro-russe a pris le contrôle du parlement à Simféropol, capitale de la république autonome de Crimée.

"Tout ce qui se passe actuellement en Crimée (...), cela n'aurait pas pu se produire sans le soutien des responsables politiques russes. C'est pourquoi je considère que le plan actuellement mis en oeuvre en Crimée, c'est le plan de Moscou", a déclaré ce responsable, Rifat Tchoubatov qualifiant de "terroristes" les membres du commando armé.

14h40 - Ianoukovitch "n'est plus le président". "Si Viktor Ianoukovitch peut lire la décision d'un parlement, alors il comprend qu'il n'est plus le président", a indiqué ce jeudi le Premier ministre Arseni Iatseniouk, réagissant aux déclaration du président déchu, plus tôt dans la journée. Viktor Ianoukovitch a indiqué aux agences russes toujours se considérer comme le président ukrainien.

13h58 - Le pro-européen Arseni Iatseniouk désigné Premier ministre par le Parlement. Le Parlement ukrainien a désigné à l'unanimité le pro-européen Arseni Iatseniouk, 39 ans, comme Premier ministre du gouvernement de transition. Il va diriger le gouvernement d'union nationale avant l'élection présidentielle anticipée prévue le 25 mai.

13h30 - Les députés européens demandent une aide financière pour l'Ukraine. L'Union européenne doit octroyer une aide financière d'urgence à l'Ukraine et délivrer plus facilement des visas à ses ressortissants. La Commission et les Etats membres doivent présenter "le plus rapidement possible, en coopération avec le FMI et la Banque mondiale", une aide financière à court terme, complétée par un paquet à long terme".

Par ailleurs, le Parlement européen "demande qu'une conférence internationale des donateurs soit organisée dans les meilleurs délais" pour l'Ukraine, au bord de la faillite.

13h14 - La Russie assure respecter les accords militaires en mer Noire. "En ce qui concerne les déclarations sur les violations par la Russie des accords en mer Noire, nous déclarons que dans la situation actuelle difficile, la flotte russe applique strictement les accords en question", a indiqué le service de presse du ministère russe des Affaires étrangères.

12h54 - Le Premier ministre polonais appelle à la solidarité internationale en faveur de l'Ukraine. Donald Tusk appelle à la solidarité et à une pression de la "communauté internationale pour défendre l'intégrité territoriale de l'Ukraine".

12h25 - Londres juge que les mouvements militaires russes "n'aident pas". Le ministère britannique des Affaires étrangères s'est dit "très préoccupé" par la situation en Crimée et a jugé que les mouvements militaires russes "n'aident pas" à "un moment où toutes les parties devraient travailler à désamorcer les tensions".

11h58 - L'Otan exhorte la Russie d'éviter "l'escalade". Le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, a exhorté la Russie d'éviter "toute action pouvant provoquer une escalade" dans le dossier ukrainien, en s'inquiétant de l'évolution de la situation en Crimée, sur son compte Twitter.

I'm concerned about developments in #Crimea. I urge #Russia not to take any action that can escalate tension or create misunderstanding
— AndersFogh Rasmussen (@AndersFoghR) 27 Février 2014

11h17 - La Russie accepte d'assurer la sécurité de Ianoukovitch, sur le territoire russe. La Russie a "satisfait" la demande du président déchu ukrainien Viktor Ianoukovitch d'assurer sa sécurité personnelle sur le territoire russe, a indiqué une source au sein des structures du pouvoir russe, laissant entendre qu'il s'y trouvait déjà.

11h10 - Ianoukovitch se considère toujours président. Le président ukrainien déchu Viktor Ianoukovitch a indiqué, dans une déclaration faite aux agences russes ce jeudi, toujours se considérer comme le chef de l'Etat du pays. Il a par ailleurs demandé à la Russie d'assurer sa sécurité face aux "extrémistes", sans toutefois préciser où il se trouve.

10h58 - Convocation du chargé d'affaires russe. L'Ukraine a convoqué jeudi le chargé d'affaires russe Andreï Vorobiev pour lui rappeler que la Russie était garante de son intégrité territoriale, a indiqué le ministère ukrainien des Affaires étrangères, dans un communiqué.

Kiev "a insisté sur le fait que la Russie s'était portée garante de l'indépendance et de l'intégrité territoriale de l'Ukraine", souligne le ministère, indiquant avoir remis une note au chargé d'affaire russe "pour demander que les militaires de la flotte russe de la mer Noire (stationnée à Sébastopol, en Crimée) s'abstiennent de tout mouvement en dehors du périmètre où ils sont cantonnés".

10h57 - Enquête pour "terrorisme". Le parquet général ukrainien a annoncé l'ouverture d'une enquête pour "terrorisme" en Crimée, en indiquant que "deux groupes d'inconnus de 10-15 personnes chacun armés d'armes à feu" avaient pris d'assaut dans la nuit de mercredi à jeudi les bâtiments du parlement et du gouvernement à Simféropol, chef-lieu de la Crimée, sur lequel ils ont hissé le drapeau russe

10h55 - L'aviation russe en alerte. Des avions de chasse russes ont été placés en état d'alerte à la frontière occidentale de la Fédération, rapporte l'agence de presse Intefax, citant le ministère de la Défense.

10h45 - Berlin exprime aussi son inquiétude. "Nous sommes inquiets au sujet des évènements de Crimée. Le plus important est d'éviter une partition de l'Ukraine", a dit la ministre de la Défense allemande, Ursula von der Leyen, s'adressant à la presse à son arrivée à Bruxelles pour une réunion des ministres de la Défense de l'Otan, ce jeudi.

10h40 - La Pologne préoccupée. Le ministre des Affaires étrangères polonais a confié son inquiétude d'une confrontation militaire, ce jeudi matin, après ces nouveaux événements.

"Il s'agit d'un acte radical et j'adresse un avertissement à ceux qui l'ont fait et à ceux qui le leur ont permis, parce que c'est ainsi que commencent les conflits régionaux. C'est un jeu très dangereux", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.

9h30 - Mise en garde de la flotte russe. Olexandre Tourtchinov a par ailleurs mis en garde jeudi la flotte russe basée en mer Noire contre toute "agression militaire".

"Je m'adresse aux dirigeant militaires de la flotte de la mer Noire: tous les militaires doivent rester sur le territoire prévu par les accords. Tout mouvement de troupe armé sera considéré comme une agression militaire", a-t-il déclaré au Parlement, à Kiev.

9h15 - Appel au calme. Le président ukrainien par intérim Olexandre Tourtchinov a lancé un appel au calme après cette prise de bâtiments officiels par des individus qu'il a a qualifiés de "criminels en uniformes militaires".

8h30 - Les forces spéciales mises en alerte. Le ministre ukrainien de l'Intérieur par intérim, Arsen Avakov, a annoncé la mise en alerte de l'ensemble de la police, dont les forces spéciales, après la prise de ces bâtiments, dans le but d'éviter "un bain de sang parmi la population civile".

8h - Drapeau russe. Les hommes armés qui se sont emparés du Parlement et du gouvernement de Crimée ont hissé le drapeau russe au-dessus des bâtiments, comme le montre la vidéo ci-dessous, postée sur le compte Twitter d'EuroMaïdan, le mouvement pro-européen mobilisé à Kiev depuis novembre.

Le drapeau russe flotte sur le Parlement de Crimée pic.twitter.com/NpKAIcTQ3T #AFP
— Grégoire Lemarchand (@greglemarchand) February 27, 2014

7h40 - Locaux barricadés. La prise de ces locaux officiels, situés à Simferopol, la capitale de Crimée, a été confirmée par le Premier ministre de cette république autonome, Anatoli Mohilyov, selon qui les hommes sont porteurs "d'armes modernes".

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7h35 - Où est la Crimée? La Crimée est une région russophone située au sud de l'Ukraine, en proie à des tensions séparatistes. Mercredi, des milliers d'opposants favorables et opposés au nouveau pouvoir pro-européen s'étaient affrontés près de ces bâtiments officiels.

7h30 - Des hommes armés s'emparent de bâtiments officiels en Crimée. Le Parlement et le gouvernement de cette république autonome russophone située au Sud de l'Ukraine sont occupés, depuis cette nuit, par une quizaine d'hommes armés non identifiés.

|||>> L'ESSENTIEL

• Une quinzaine d'hommes armés se sont emparés des bâtiments du Parlement et du gouvernement de Crimée, à Simféropol, où des heurts ont éclaté, mercredi

• La Crimée est une république autonome russophone située au Sud de l'Ukraine

• Le pro-européen Arseni Iatseniouk a été désigné Premier ministre d'union nationale

A.S.