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Migrants: l'Union européenne lance son nouveau corps de gardes-frontières

La frontière serbo-hongroise le 16 septembre 2015.

La frontière serbo-hongroise le 16 septembre 2015. - ISTVAN RUZSA - AFP

Les eurodéputés ont adopté ce mercredi un texte créant un nouveau corps européen pour protéger les frontières extérieures de l'Union européenne (UE).

Censé pouvoir envoyer rapidement jusqu'à 1.500 gardes-frontières des différents Etats membres dans un pays débordé par un afflux de migrants, un nouveau corps européen a été adopté ce mercredi en plénière à Strasbourg par le Parlement européen (483 voix pour, 181 contre, 48 abstentions), après la proposition présentée en décembre dernier par la Commission européenne, avec le soutien appuyé de Paris.

Les Etats conserveront leur souveraineté

L'enjeu de ce nouvel outil, qui va remplacer, avec un mandat élargi, l'agence européenne Frontex, est d'éviter qu'un chaos à une frontière extérieure, comme celui qu'a connu la Grèce, n'ébranle à nouveau l'Union et ne remette en cause la libre circulation dans l'espace Schengen. "La législation devrait entrer en vigueur cet automne", ont indiqué les services du Parlement, dont les négociateurs avaient conclu un accord avec ceux du Conseil de l'UE il y a quelques jours. Les pays européens ont dû surmonter entre eux les réticences de certains pays, soucieux de préserver leur souveraineté. Ils s'inquiétaient notamment du "droit d'intervention" des gardes-frontières européens, que la Commission souhaitait pouvoir imposer dans un pays débordé, même si ce dernier ne sollicitait pas d'aide.

Dans le texte adopté, ce n'est plus la Commission, mais le Conseil, et donc les Etats membres, qui déciderait d'une intervention dans un pays ne demandant pas d'assistance, à la majorité qualifiée. Si le pays visé refuse, les autres pays pourraient réintroduire provisoirement des contrôles aux frontières intérieures de l'espace Schengen.

A.M avec AFP